Astrid, c’est « je cultive » à distance, version courte


Voici un témoignage d’une maman qui me touche beaucoup. J’ai accompagné Astrid vers la toute fin de sa grossesse. Je ne fais pas ça normalement mais dans son cas, je ne sais pas ce qui a fait que… j’ai accepté. Nous avions 6 semaines devant nous pour la préparer à l’accouchement. Son objectif était très clair (et très beau) : vivre la douleur dans le bonheur ! C’est peut-être cette phrase qui m’a séduite… bref !

 

La préparation s’est super bien passée, Astrid était super réceptive à ce que je lui proposais et surtout, elle s’appropriait chaque chose pour construire sa trousse à outils du jour J.

 

Seulement voilà, les projections dans lesquelles elle a pu aller grâce à la sophrologie ou à l’information reçu sur la physiologie de l’accouchement étaient en fin de compte loin de ce qui s’est réellement passé le jour J pour elle et son bébé. Astrid a été déclenchée (je ne vais pas revenir sur le bienfondé de cette décision médicale, ce n’est pas mon point ici) et tout ce qu’elle avait pu mettre en place en amont de cette naissance ne lui était malheureusement pas d’une grande aide le jour J. En effet, déclencher une naissance, c’est intervenir avec des hormones artificielles pour mettre en route un processus qui apparemment n’était pas encore mature pour l’être vu qu’il ne l’avait pas encore fait de lui-même. Les sensations ne sont alors plus du tout les mêmes. Dans ce cas, le corps ne met pas en place toutes les aides qui permettent de traverser les contractions. Pas d’endorphine pour soulage la douleur, pas d’ocytocine naturelle qui influence non seulement l’utérus mais aussi notre perception de l’évènement en nous rendant plus confiante, ouverte et aimante. C’est une brusque vague de douleur qui traverse le corps et qui vient forcer l’ouverture du col et la descente du bébé.

 

Elle a eu l’impression que tout a été imposé de l’extérieur et que leur rythme, à elle et son bébé, n’ont pas été pris en compte.

 

Malgré tout, elle ne se morfond pas sur cette histoire de naissance. Off line elle me disait qu’elle ne voudrait pas changer ce qui s’est passé car c’est l’histoire de son bébé. Tous ces détails qui ont composés son accouchement font qu’aujourd’hui, elle le voit comme son petit homme courageux et fort. Elle n’a aucune envie de réécrire l’histoire. Par contre, elle sait que pour le second, les choses ne se dérouleront pas ainsi…

 

Je la trouve très forte et très belle. La maternité n’est pas venue la chercher en douceur, beaucoup de larmes et d’incompréhension ont fait partie du tableau. Mais aujourd’hui, c’est bien une maman comblée et tout à fait in love de son bébé que je vous invite à écouter.

 

Astrid a aussi mis en place des choses pour nettoyer les mauvais souvenirs et les blessures de cette naissance brusquée, tant pour elle que pour son bébé. C’est ce que j’invite toujours à faire en cas d’éventuel traumatisme de naissance. Ne restez pas avec une blessure ouverte, prenez le temps de la panser pour plonger ensuite dans la vie avec bébé sereine et plus légère.

 
Merci Astrid pour ce témoignage

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Derrière « Eclore et moi » il y a une sage-femme. Je m’appelle Stéphanie, je suis belge et maman de 3 enfants. J’accompagne à distance (en ligne, partout dans le monde) et localement (Bruxelles - Rhode-Saint-Genèse) des femmes qui veulent vivre une maternité qui leur ressemble avant, pendant et au-delà de la grossesse. Je travaille avec des femmes qui aiment comprendre ce qui se passe dans leur corps (« comment ça marche ? »), dans leurs émotions (« qui suis-je ? ») et qui aspirent à vivre des choses pleines de sens. Mon objectif est avant tout de donner confiance aux (futures) mamans pour qu’elles puissent augmenter leur niveau de bien-être en tant que femme. Selon moi, la maternité est un formidable levier de transformation positive pour la femme. C’est l’occasion de vivre une aventure d’amour au service de qui vous êtes et de qui vous voulez être. Si vous voulez en savoir plus, contactez-moi, sans hésiter ;-) → Cliquez ici pour en savoir plus

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«Vint un temps où le risque de rester à l’étroit dans un bourgeon était plus douloureux que le risque d’éclore»

- Anaïs Nin

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