Le DAL ou dispositif d’aide à la lactation

Le DAL ou dispositif d’aide à la lactation

Photo prise sur le site de oummi-materneArticle à visiter pour avoir plus d’informations sur l’utilisation du DAL


Le dispositif d’aide à la lactation en cas de bébé arrivé un peu trop tôt

Question – réponse pour une difficulté de démarrage de l’allaitement

Pour répondre aux questions posées par une maman qui tient à son allaitement et qui fait face à des difficultés de démarrage car sa petite puce est arrivée un peu en avance… Voici une première proposition que je lui ferais pour lancer convenablement sa lactation et donner confiance à sa petite : le DAL (le dispositif d’aide à la lactation).

Bien sûr, rien ne vaut une prise en charge globale de maman-bébé dans leur début… mais voici déjà une piste qui pourrait bien améliorer significativement une situation compliquée et peut-être même lancé un allaitement de longue durée et plaisant ! Je vous partage en image si jamais d’autres mamans sont dans des situations similaires.


Et aussi :

  • Pour voir en vidéo comment s’utilise un DAL: Rendez-vous sur cette page de la leche league
  • Le DAL peut s’acheter en pharmacie ou sur ce site de la marque Medela.

 

 

Gérer sa fertilité au naturel

Gérer sa fertilité au naturel

Ecouter les signes physiques, émotionnels et énergétique de son corps pour vivre pleinement sa fertilité


La semaine dernière je me suis faite Interviewée par Nathaly Villegas, aromathérapeute et naturopathe et fondatrice d’aroma-coach, au sujet de la gestion de notre fertilité au naturel. Elle voulait savoir ce que je transmettais comme connaissances aux femmes avec qui je travaille pour connaitre leur cycle et gérer leur fertilité. J’utilise en effet les mêmes repères que ce soit en accompagnement préconception, là où il y a désir d’enfant, qu’en accompagnement post accouchement, là où il n’y a pas de désir d’enfant (avec ou sans allaitement).

Dans cette interview, je parle de méthode naturelle à indices combinés pour comprendre l’expression de son cycle physique. Je vous parle de température, de glaire, de col et passe en revue les différents avantages d’adopter une telle lecture de sa physiologie lorsqu’on est dans une démarche plus naturelle et de réappropriation du fonctionnement de son corps.

Je vous laisse écouter ces quelques minutes d’échange et si vous avez des questions, n’hésitez pas à utiliser l’espace commentaire en bas de cette page 🙂

Voici le lien vers le site de Nathaly pour lire son introduction et écouter l’interview : http://www.aroma-coach.com/gerer-sa-fertilite-au-naturel/.

Voici la vidéo de l’interview



Grossesse à l’étranger : tout ce qu’il faut savoir

Grossesse à l’étranger : tout ce qu’il faut savoir

Cette semaine, j’ai été interviewée par Laura Fort de courrier International. L’occasion de proposer tout un tas de petites anecdotes qui vous donneront des pistes pour préparer votre maternité à l’étranger. Vous trouverez ci-dessous l’introduction de l’article, pour la suite, c’est uniquement accessible aux membres… à vous de voir si ça vous tente 😉


Grossesse à l’étranger : tout ce qu’il faut savoir

Différences culturelles, tracasseries administratives ou grandes inquiétudes : les questions des expatriées sont multiples lorsqu’elles vivent une grossesse à l’étranger. Le premier souci concerne avant tout la barrière de la langue et la peur de ne pas se faire comprendre auprès du personnel médical. Viennent ensuite les questions d’assurance-maladie.

Voici les témoignages de trois femmes :

  • Stéphanie Wampach : une sage-femme belge. Elle a vécu plusieurs années aux États-Unis et vient tout juste de revenir en Belgique. Elle a trois enfants (deux nés en Belgique, un né aux États-Unis).
  • Mélanie : une Française, en couple avec un Suisse. Elle est enceinte de son premier enfant et vit en Suisse.
  • Marie : une Française, mariée avec un Français. Elle a deux filles (une née en France et une née en Allemagne) et vit en Allemagne.

Les frais et la prise en charge

Stéphanie Wampach, sage-femme libérale en Belgique et mère de trois enfants (deux filles nées en Belgique et un garçon né aux États-Unis), se souvient : « Ce qui m’a le plus marquée aux États-Unis, c’est le système d’assurance santé. Je voulais accoucher à domicile, mais le coût était de 5 000 dollars [4 800 euros]. Et selon le type de couverture dont on dispose, il est ou non possible de choisir son médecin.
Stéphanie Wampach a justement ouvert un site, Éclore et moi, pour conseiller les femmes enceintes francophones résidant à l’étranger.
Même expérience chez Mélanie, enceinte de son premier enfant et expatriée en Suisse : “Ce qui m’a le plus marquée en Suisse, c’est le prix d’une consultation pour une simple échographie chez le gynécologue : environ 900 francs [830 euros]. Sachant qu’avant la 13e semaine de grossesse, rien n’est pris en charge par l’assurance-maladie”. Et mieux vaut ne pas avoir besoin de changer d’assurance santé avec un ventre rond : “Dans ce cas, le nouvel assureur ne prendra rien en charge avant l’accouchement : il faudra alors payer soi-même les frais de santé jusqu’à la naissance, la nouvelle assurance ne prenant effet qu’après la naissance de l’enfant”, ajoute Mélanie.

Des attitudes qui varient d’un pays à l’autre

À l’étranger, les réactions de la population locale vis-à-vis de la femme enceinte sont également diverses. Marie, qui a eu une petite fille en France et qui vient d’en avoir une autre en Allemagne, remarque ainsi que nos voisins germains ne laissent pas forcément la priorité aux femmes enceintes à la caisse du supermarché ou dans les transports, même s’ils viennent davantage qu’en France engager la conversation dans les lieux publics.

Aux États-Unis, Stéphanie Wampach s’enthousiasme sur le fait que la femme enceinte y soit très célébrée, d’abord avec la traditionnelle baby shower. Mais pas seulement : « Il existe une réelle entraide entre les femmes du quartier. La nouvelle accouchée peut par exemple trouver son repas du soir tous les jours devant sa porte !”

Les comportements sont aussi plus respectueux : pas de toucher de ventre intempestif de l’autre côté de l’Atlantique […]

Des pistes pour bien vivre sa maternité à l’étranger

Des pistes pour bien vivre sa maternité à l’étranger

En début de mois, j’ai eu la chance d’écrire un article pour le magazine en ligne Le Petit Journal sur Comment vivre au mieux sa sa maternité à l’étranger. Voir l’article sur le site du Petit Journal >>


Maternité à l’étranger – des pistes pour vivre la transition avec plus de douceur


Je suis sage-femme et lorsque je suis tombée enceinte de mon troisième enfant je pensais avoir toutes les clefs en main pour mener cette grossesse le plus harmonieusement possible. Je savais ce qui pouvait se passer, je connaissais les symptômes à repérer en cas de problème et surtout, j’avais construit une nouvelle confiance en moi que je ne n’avais pas pour les deux autres. Je suis devenue sage-femme entre mon second et mon troisième enfant et je pensais alors que tout allait se dérouler comme sur des « roulettes ».

J’ai découvert en chemin l’importance d’un ingrédient essentiel qui manquait à ma recette et j’ai voulu vous en faire part. Je ne vais pas revenir sur tous les détails de ce long voyage (mon fils s’appelle Ulysse, il a surement du me le souffler à l’oreille avant d’arriver). Je vais vous partager les points clés qui me permettront de vous proposer quelques pistes que je vous encourage à explorer pour vivre votre transition de maman en douceur.

Se sentir seule et incomprise

Mon premier moment de doute, je m’en souviens très bien. Nous vivions à Pasadena, en Californie, depuis un petit mois. J’avais un ventre rond de 6 mois et j’étais en quête d’un gynécologue pour l’échographie morphologique et d’une sage-femme pour le suivi global. Un beau jour, je me suis retrouvée sur un trottoir, dans une de ces rues inconnues, après un rdv gynéco décevant, frustrée de mon niveau d’anglais qui ne me permettait pas de dire tout ce que je voulais exprimer. Entre le tout médicalisé (je n’étais pas malade, j’étais enceinte et en pleine santé !), la nébuleuse des assurances santé américaines et les sages-femmes qui offraient des prix que je jugeais alors comme exorbitants (j’ai changé d’avis entre temps), je me suis sentie bien seule et incomprise.

Je voulais retrouver mes repères et mes références culturelles tant dans l’approche que dans l’investissement financier. En larmes ce jour-là, j’ai pris conscience qu’être enceinte dans un pays étranger, même en étant sage-femme et mère de 2 autres enfants, était plus difficile que je ne l’imaginais. J’avais besoin de sécurité et de me sentir moins seule.

Rien de tout ceci n’était prévu

Quelques semaines plus tard, mon fils, le destin ou que sais-je, avait décidé que la naissance se ferait 6 semaines avant la date prévue pour le terme. Il était 21h, nous venions de coucher les filles, je m’installais dans le fauteuil pour lire un livre, lorsque ma poche des eaux s’est rompue. A ce moment-là, je n’ai pas voulu céder à la panique et je me revois expliquer à mon mari et à mes filles ce qui allait sûrement se passer. Comme je le savais en tant que sage-femme belge, j’allais être alitée et bébé viendrait quelques semaines plus tard le temps pour lui de grossir encore un peu.

Seulement, les protocoles aux Etats-Unis ne sont pas les mêmes que chez nous et dans mon cas, les obstétriciens ne gardent pas un bébé avec une poche des eaux rompue dans le ventre de sa mère au-delà de 34 semaines. J’étais à 33 semaines et 5 jours lorsque je suis arrivée ce soir-là à l’hôpital. Mon fils est né deux jours plus tard par césarienne car en plus de sa poche percée, il était mal positionné pour sortir par voie basse. Rien de tout ceci n’était prévu. J’ai néanmoins très bien vécu cette partie de l’histoire, je savais pourquoi ça se passait ainsi et comment ça allait se passer ensuite. L’équipe a été charmante et énormément dans le dialogue et la codécision.

Le post-partum, de la lune de miel à la déprime

Lorsque mon fils a pu rentrer à la maison, 2 semaines après la naissance, nous avons vécu une petite lune de miel pendant les 6 ou 9 mois qui ont suivi. Je pouvais me connecter à mon instinct maternel encouragée par ma conscience professionnelle de sage-femme. Je me suis éclatée dans le “cododo”, l’allaitement à la demande, les massages et le portage à volonté. J’étais en complète harmonie dans ces premiers pas de maman de 3 enfants totalement à l’écoute et dans le respect de ce que je voulais mettre en place. Aucunement perturbée par les « il faudrait », « tu devrais » d’un entourage parfois maladroit.

Mais le ciel bleu s’est recouvert peu à peu… de mère complètement comblée je suis devenue femme au foyer frustrée, isolée et déprimée. Je sortais très peu, je n’avais pas beaucoup de relations sociales et j’avais du mal à gérer la réalité de la vie de famille avec 3 enfants. J’avais aussi besoin de me réaliser autrement que dans mon rôle de mère et de sortir de chez moi.

Ce que j’ai compris : l’importance des liens

Si je vous raconte tout ceci, ce n’est pas uniquement pour l’effet apaisant que le récit de mon histoire me procure. C’est pour vous donner une référence de compréhension supplémentaire à ce que je souhaite vous partager maintenant.


Le lien pour soi

Vivre sa maternité est déjà un challenge en soi. Entre nouveautés, doutes, brassages émotionnels et hormonaux, la femme qui devient mère a besoin d’être sécurisée (même si ce n’est pas le premier bébé). « Partie en mère » (j’adore cette expression) demande d’avoir avec soi une boussole qui (r)assure à la femme d’être sur le bon chemin. Si vous ajoutez à cette réalité le fait de vivre loin de chez soi et de ses repères habituels, le degré de complexité ou de délicatesse augmente. Il est alors important d’assurer un lien entre la future maman et des personnes qui vont suivre son aventure de manière globale (pas uniquement jusqu’après l’accouchement, mais quasiment jusqu’à la première année de vie du bébé).

Ce lien peut être créé dans le pays d’accueil ou avec son pays d’origine (c’est le luxe de vivre aujourd’hui avec nos technologies modernes). Que la grossesse soit vécue directement à l’étranger ou au moment du changement de pays, il est important de choisir quelqu’un pour raconter son histoire de maternité expatriée. Cette personne peut être une amie, un parent, une sage-femme, une doula ou autre professionnel. Cela vous demande de poser ce choix et d’éventuellement, je vous y encourage, de le verbaliser. Comme un contrat implicite ou explicite, vous pouvez verbaliser ce besoin d’avoir une figure rassurante tout au long de votre aventure. Quelqu’un qui sera là pour vous écouter, vous rassurer, vous soutenir et, dans le meilleur des cas, également vous informer (c’est exactement pour cette raison que j’ai mise en place « éclore et moi » après mes 9 mois de lune de miel).


Le lien conjoint

Le conjoint aura également un rôle plus important à jouer. Lorsque nous sommes dans notre pays d’origine, dans notre réseau familial, amicale et social, on ne se rend pas toujours compte que notre système-couple ou système-famille (si vous avez déjà des enfants) repose sur tout un tas de piliers qui lui confèrent son équilibre. S’expatrier, c’est redéfinir ce système d’équilibre et lui apporter une nouvelle stabilité. Durant la grossesse et les premiers temps avec bébé, le conjoint aura alors peut-être besoin d’être plus présent (physiquement ou émotionnellement) et de renforcer le temps nécessaire cet équilibre-famille en reconstruction. Cela peut passer par une attention particulière au vécu de sa femme, des échanges et des dialogues en couple plus fréquents (sur l’arrivée de ce bébé mais pas uniquement), des moments à deux conservés voire même valorisés… À vous de voir comment cela s’exprimerait dans la réalité de votre relation de couple.


Le lien réseau

Enfin, une dernière chose… Cet élément que l’on m’a tant répété et que j’avais du mal à entendre. Je n’en reviens pas que je me retrouve 2,5 ans après à vous l’écrire. Il est important de se créer un réseau social. C’est en lien avec le point précédent, mais ce que je souhaite vous dire ici est : sortez de chez vous, rencontrez des gens, partager des moments avec des inconnu(e)s, participez à ces évènements entre femmes qui ne vous attirent peut-être pas… c’est éventuellement là que vous rencontrerez cette chère amie qui nous manque tant lorsqu’on vit à l’étranger et que vous pourrez appeler dans n’importe quel moment de solitude. Il ne s’agit pas de remplacer, il s’agit ici de reconstruire localement son système en équilibre avec différents piliers.

La vie de mère n’est pas facile tous les jours, elle nous emmène dans tous les recoins de notre personnalité… Donnez-lui le plus de chances possibles pour que vous puissiez l’épanouir dans toutes ses dimensions ! Je pensais que savoir, connaître et être sereine étaient suffisants. J’ai compris maintenant que le lien que l’on crée autour de soi est tout aussi important.


Je vous souhaite une belle aventure.

Avec beaucoup de tendresse,

Stephanie Wampach (www.lepetitjournal.com) lundi 12 décembre 2016
Stephanie Wampach est sage-femme, fondatrice d’Eclore et moi, en chemin vers une maternité qui vous ressemble

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