Que faire des risques et garder le cap vers l’idéal ?

Que faire des risques et garder le cap vers l’idéal ?

Journal intime d’une sage-femme qui attend son 4ème enfant : le coup de l’écho morpho

 

Aujourd’hui c’était le jour de l’écho morpho. Je l’attendais avec impatience… déjà pour voir le bébé, valider sa bonne évolution et passer le petits milestone important pour moi  de la mi-grossesse.

Je ne vous cache pas que j’avais un peu les mains moites dans la salle d’attente. On se projette, on se questionne et l’inévitable « et si quelque chose n’allait pas… » passe par la tête. En tout cas, pour moi, c’est de plus en plus vrai. Je pense que j’avais davantage d’insouciance à 25 ans pour mon premier enfant. Le souvenir de tous ces examens reste vague et non imprégné d’inquiétudes ou de projections. Je n’étais pas sage-femme, c’est une chose, mais je n’avais pas de famille dont l’équilibre pouvait être modifié par une quelconque « mauvaise nouvelle ».

Il s’avère que notre petit choupinette va super bien. De son cerveau à ses organes génitaux en passant par son cœur, estomac, diaphragme, colonne vertébrale… tout baigne, c’est le cas de le dire ! Et on estime, selon ses mesures de périmètre crânien, abdominal et de longueur fémorale, que ce bébé sera parfaitement dans la moyenne ! Un percentile 50 ! C’est bien une première pour moi qui ai fait 3 bébés dans les percentiles 10… Vais-je à présent accoucher d’un bébé de plus de 3kg?? Oulalala 😊

L’échographie morphologique fait partie des 3 échographies « obligatoires ou plutôt requises » au cours de la grossesse. Voici les 3 échographies qui jalonnent le parcours grossesse :

Celle vers 12SA (la rencontre, le bébé est bel et bien là ! On le voit et on l’entend, c’est très agréable… même si le test de dépistage de la trisomie 21 (aussi appelé syndrome de Down) rend le moment un peu « stressant ») : elle permet de préciser le terme de la grossesse et d’avoir une bonne mesure de la clarté nucale pour le calcul de risque du syndrome de Down. Une clarté nucale inférieure à 2mm est généralement un bon pronostic.

Celle vers 22SA (la plus chouette, on voit bébé bien formé qui bouge partout !) : c’est l’écho morphologique, c’est le moment où on peut tout bien voir et mesurer. L’intérêt de la faire à 22SA est que le fœtus est alors plus mobile qu’à 20SA mais moins gros qu’après. On a alors ainsi plus de chances d’avoir une échographie morphologique plus complète.

Celle vers 32SA (les choses se précisent, la date de terme approche et l’impatience est bel et bien une participante (active ?) ;-)) : elle permet d’évaluer la croissance fœtale et de faire une estimation du poids de naissance du bébé. Les éléments morphologiques qui n’auraient pas pu être observés lors de l’écho morpho pourront l’être à cette 3eme écho.

Un percentile est une distribution ou un découpage de population. Lorsque le percentile est à 50 cela revient à dire que l’on se trouve exactement dans la moyenne de score (poids ou taille par exemple) de la population globale. Un percentile à 10% revient à dire que seule 10% de la population est plus petite ou plus maigre que la valeur obtenue et un percentile 90% veut dire que 90% de la population est en dessous de ce chiffre ou seul 10% est au-dessus. Bref, ça nous donne une indication pour s’attendre à un gros, moyen ou petit bébé.


Un petit hic

Seul petit hic… et ça m’énerve de le présenter ainsi mais inévitablement on y pense… elle était en siège (les fesses vers le bas et la tête en haut) lors de l’examen. Alors à 22 semaines c’est loin d’être un problème car elle a encore toute la place et le temps pour bouger. Oui mais… elle était est en siège 😊 et c’est ainsi que de quelque chose de normal, qui va probablement changer et évoluer, on part dans une projection de « risques de… » souvent peu productive. De ce constat, j’ai voulu vous proposer une petite réflexion, ou plutôt une question, pour adresser « tous ces risques de… » qui traversent notre chemin et ne pas les laisser guider la suite des festivités.


Une projection peu productive mais nécessaire

Pour mon troisième, j’ai eu une césarienne. Du coup, pour ce quatrième bébé tout le monde était très frileux avec un accouchement à la maison comme j’en rêvais et je suis donc en train de construire une naissance à l’hôpital qui soit la plus proche de ce que j’aurais pu vivre à la maison.

Seulement voilà… Même si une voie basse après césarienne devient chemin de plus en plus emprunté, la voie basse d’un siège après césarienne est encore un peu la brousse ! A raison ou pas, ce n’est pas le sujet de ce papier (un autre papier peut-être). Du coup, ma projection s’est faite rapidement :  si cette jolie cocotte qui semble avoir le bout du nez retroussé reste confortable en position de yogi, vais-je devoir repasser par la césarienne ? J’ai beaucoup de mal à me projeter dans ce type de scénario. Et déjà je me suis vue poser la question à mon gynéco « une voie basse de siège après césarienne, c’est ok pour toi ? ». Comme réponse… j’ai eu droit à une petite grimace qui en disait long.

Sur le chemin de retour vers la voiture, je me suis retrouvée à dire à mon mari « une césarienne, je ne pourrai pas refaire ça chéri, c’est trop me demander ».

Mais comme je disais, on en est pas là et c’est bien là qu’il faut ramener le focus !


Qu’est-ce que j’en fais ?

Bien sûr qu’une grossesse, un accouchement, comporte tout un tas de risques et de scénarios potentiellement catastrophes (et parfois bien plus catastrophe qu’une césarienne pour un bébé en siège qui va super bien). Comme dans la vie, tous les paramètres ne peuvent être mis sous « contrôle », ça enlèverait une partie de sa beauté et de son potentiel d’apprentissage et d’évolution. La question est qu’est-ce que je fais de ces risques ? Dois-je les laisser dicter la suite de mon vécu et les mettre comme moteur de mes actions ? Ou au contraire, dois-je cultiver la confiance et la conviction que, dans mon cas, elle va finir par se retourner et que sa naissance par voie basse sera un moment magique de ma vie de femme et de maman ? J’opte pour le second point de vue et garde un espace pour le premier.

Je m’explique.

Je pense que pour qu’un projet puisse voir le jour, ici le type d’accouchement, mais on pourrait élargir, il est important d’avoir un état d’esprit complètement ouvert à ce projet. La pensée positive, l’optimisme, la confiance ne sont pas des ingrédients vains dans la manière dont se réalisent les évènements de notre vie. Pour moi, un événement est plus enclin à se produire lorsqu’il est construit dans la conviction que dans la recherche ou l’anticipation de toutes ses alternatives négatives.

Je me suis donc reconnectée à mon idéal d’accouchement, à ce que je voulais vivre et à ce qui fait sens pour moi de mettre en place. Ensuite…


Je pose une question

Lorsqu’un « risque de… » arrive et vient me préoccuper, je lui pose la question suivante : « de quoi aurais-je besoin si un tel scénario devait se passer ? ».

La réponse à cette question va me permettre de sécuriser en amont le vécu d’une éventuelle alternative à mon projet. Je construis ainsi des repères sur lesquels je pourrai m’appuyer « au cas où ». De cette manière, je pourrai retourner à mon projet de départ, avec parfois même plus de confiance et de présence.

L’idée est de définir ce qui nous permettrait de vivre avec le plus de douceur possible ce que l’on ne souhaite pas vivre. C’est une façon de déjà adhérer à ce qui va se passer réellement, l’idéal se conjugant avec ses alternatives. Je continue d’avancer vers mon projet idéal sans avoir mis de côté le risque en faisant semblant de ne pas le voir (ce qui lui donne parfois plus de puissance) ni en ayant mis le risque aux commandes de l’histoire. On lui a donné réponses adéquates et constructives pour continuer librement à bâtir l’idéal.

Il n’est en revanche pas nécessaire d’adresser tous les risques. On a chacune « nos » risques « tourments » qui potentiellement nous donne une vision trouble de l’idéal. C’est à ceux-là que la question proposée est intéressante d’être posée.


Pour revenir à mon exemple

C’est ainsi qu’aujourd’hui je me suis demandée « de quoi aurais-je besoin si mon bébé restait en siège et que la césarienne soit l’intervention la plus intelligente à faire compte tenu de mon contexte (utérus cicatriciel et quatrième enfant)  ? ». Cette question ne cherche pas, à ce stade, des réponses sur le quoi faire pour tenter de retourner le bébé. Il est évident qu’il existe des pistes à explorer une fois qu’elles seront utiles et justifiées. Mais penser à cela à 22 semaine, ce serait bien trop tôt. Non, les réponses à rechercher servent plus à formuler ce qui m’aiderait « au cas où ». J’aurai par exemple vraiment besoin que ce soit mon gynécologue-obstétricien qui fasse l’intervention, j’ai confiance en son expertise. J’aurais besoin de discuter de la possibilité d’arriver en travail pour ne réaliser la césarienne qu’à ce moment-là et non de façon programmée. J’aurais besoin d’un lieu de naissance qui me permette de vivre une « césarienne naturelle ». J’aurais besoin de relire le livre de Michel Odent sur la césarienne :-). J’aurais besoin de mon mari à chaque étape…

Avoir posé ces éléments me permet de laisser le « risque de » sur le chemin car je sais à présent quoi « faire » ou « être » s’il se transformait en réalité pour que ce soit plus doux pour moi.  Je peux maintenant repartir dans mon projet de base d’une « naissance comme à la maison à l’hôpital » et continuer d’alimenter mon idéal 😊

Et vous, quels sont les risques qui vous font peur, qui occupent votre esprit et vous empêchent de croire en votre désir d’accouchement ? De quoi auriez-vous besoin s’ils se présentaient ? Prenez le temps d’y répondre pour ensuite vous remettre dans la direction de votre idéal.

Avec tendresse,

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Quand un bébé rend plus sage

Quand un bébé rend plus sage

Histoire personnelle: le choix d’être mère une nouvelle fois

Il est 14h, je marche sur le sable, soleil sur mon visage, je me sens si joyeuse et pleine d’espoir. Nous sommes en janvier et pourtant il fait si bon. Un test de grossesse à la main, je viens de laisser Véronique à l’appartement. Nous sommes parties en retraite stratégique à la mer du Nord pendant 2 jours pour travailler sur nos entreprises respectives et réaliser notre plan d’action de l’année 2017. J’adore ce genre d’escapade !

J’ai le cœur qui fait des bonds de joie. J’ai comme une certitude timide au fond de moi. Une étrange sensation à laquelle j’ai du mal à faire complètement confiance tant qu’un élément extérieur n’est pas venu me la confirmer. Pourtant, elle est bien là. C’est comme si je te parlais déjà. Je pourrais même déjà dire que tu es une fille. Je monte les escaliers 4 à 4. Pas le temps de prendre l’ascenseur. Véro est là, imperturbable, elle commence le bloc de travail de l’après-midi. Moi, je me rends sans tarder aux toilettes. Il faut que je sache. J’ouvre ce test de grossesse. C’est la quatrième fois pour moi et pourtant je me sens fébrile comme pour la première fois. Ces quelques secondes d’attente. Ce rituel du pipi sur la tigette. N’existe-t-il pas quelque chose de plus sacralisé pour officialiser ce passage de l’idée à la réalité, du fantasme au réel, de la femme à la mère ?

Je me poserai la question plus tard. Je fais pipi ! J’attends quelques secondes et ne peux m’empêcher de revenir dans le salon avant la fin des 5 minutes requises. Il faut que je partage ce moment ! Je suis comme ça : impatiente, impulsive, spontanée, exaltée même dirait mon père.

C’est positif ! Une nouvelle fois ! J’en étais si certaine. Je te sentais depuis quelques temps déjà près de moi. Je le disais, en rigolant, qu’à moitié, à ton papa et à tes frère et sœurs. Mais comment en parler aux gens sans paraître folle ? Je sens la joie monter en moi avec un mélange de sérénité et de gratitude. Déjà, il me tarde de rentrer à la maison pour voir mon amour et lui annoncer cette nouvelle magique. Un quatrième enfant. Notre rêve de jeunes amants qui prend vie. Nous avions toujours annoncé 4 enfants même si depuis le troisième des doutes sur notre capacité à l’assumer physiquement et financièrement faisaient aussi partie du tableau…

Me voilà enceinte de 2 semaines. Tout est au beau fixe, je suis heureuse, sereine et débordante d’espoir face à cette promesse d’avenir d’une famille nombreuse épanouie.

Après l’avoir annoncé ci et là, au gré des visites et des envies, pas de plan ou de stratégie d’annonce, Sébastien et moi avons toujours fonctionné ainsi, l’annonce aux parents est moins évidente. Je pense qu’ils ont du mal à comprendre et à ne pas avoir peur pour nous. 4 enfants, c’est tout un équilibre à redéfinir. Selon la majorité, plus pour 4 que pour ceux d’avant, c’est une nouvelle vie à organiser. Une voiture adéquate, des projets vacances à revoir et un entourage sans doute moins ouvert à nous voir débarquer à 6 aussi souvent qu’avant. Sans doute… je ne sais pas vraiment, ne me pose pas encore ces questions.

3 semaines, 4 semaines, 5 semaines. Je m’étonne de me sentir toujours aussi bien. Je me demande quand les nausées vont-elles arriver, à quel moment vais-je ressentir ce dégoût classique de la nourriture, la fatigue et surtout, ce petit détail bien gênant qui a accompagné mes 3 autres grossesses, cette envie de cracher sans cesse ! Une production de salive excessive, ça peut arriver, c’est rare mais ça arrive… il fallait que ça tombe sur moi !

6 semaines ! Les voilà… en douceur d’abord. Diffuses et constantes, les nausées m’accompagnent du matin au soir mais sont très supportables. Puis un matin, à peine le pied posé au sol, j’ai l’estomac qui se retourne, j’ai à peine le temps d’arriver dans la salle de bain et les voilà bien installées en maître. Les choses s’empirent, je n’arrête pas de vomir et de me sentir moche, ballonnée, fatiguée, épuisée, nauséeuse, dégoutée, écœurée… Je retrouve cet état que je redoutais tant. Je déteste le premier trimestre !

Je dois partir à Paris pour 4 jours. Je vais traduire les ateliers de Miranda Gray sur les énergies du cycle féminin. Mon mari se demande comment vais-je bien pouvoir parvenir à tenir des journées entières, debout, concentrée et dans l’interaction. Je ne suis plus que l’ombre de moi-même. J’ai énormément de mal à manger et même à prendre du plaisir dans quoi que ce soit. C’est un état qui pourrait être proche de la dépression : envie de rien, dégoût de tout et fatigue constante.

Les ateliers se passent pourtant super bien. Je passe des journées presque normales et donne toute mon énergie à faire en sorte que ce soit une réussite. Par contre, le soir ,de retour à l’appart de ma cousine, je retouche à cet état désastreux et ne suis à nouveau plus qu’une pâle copie de moi-même. Le dernier jour, nous voilà toutes ensemble à se faire une sorte de soin énergétique au niveau de l’utérus. L’objectif du soin est d’équilibrer les archétypes féminins que nous avons en nous : la jeune fille, la mère, l’enchanteresse et la vieille femme. Durant ce soin, des larmes se mettent à couler de mes yeux sans que je ne puisse contrôler quoi que ce soit. Je ne comprends pas trop sur le coup ce qui est en train de se passer. Ça devient de plus en plus intense à tel point que je dois me lever pour sortir de la pièce et m’effondrer dans les bras de Miranda. Je comprends alors que je n’en veux pas de cette grossesse, que je ne suis pas prête à devenir mère une nouvelle fois et que l’endurance que me demande ce changement d’état m’est insurmontable. Je pleure tout ce que je peux pleurer.

Avant de quitter l’atelier le dernier jour, Miranda me dit « ce n’est pas anodin ce que nous avons fait durant ces quelques jours, tu vas sans doute passer par un mois difficile, surtout prends soin de toi et accueille toutes les vagues et les remous comme ils viennent, ça va passer, ne prends pas de décision importante ce mois-ci ». Ok… ? je la quitte, suis heureuse de l’expérience vécue et épuisée. Je ne prête pas plus attention à ces paroles.

Et à partir de là commence « l’enfer ». Chaque jour est selon moi plus dur à traverser que l’autre. Je suis malade du matin au soir, du soir au matin. Seul le sommeil me donne des temps de repris lorsque j’arrive à m’y abandonner. Je ne mange plus grand-chose, ne garde plus grand-chose. 5 jours passent même sans que je ne parvienne à avaler ou à garder quoi que ce soit dans mon corps. Je me vois maigrir et même dépérir. Je suis blanche cadavérique, ma tension est basse et mon moral est au plus mal. Je suis en détresse. Un soir, ça me sort comme une évidence. Au début, je n’ose pas en parler à mon mari. Je le connais bien et sais que ce n’est pas le genre de discussion dans laquelle il va s’installer confortablement et de manière ouverte. Mais je lui en parle tout de même. Je ne veux pas garder cet enfant. C’est trop pour moi. Un quatrième n’est en fait plus mon rêve, c’est pour moi, à ce moment-là, une prison dans laquelle je me vois m’enfoncer et ou je ne veux pourtant pas du tout aller. Je me sens prisonnière, c’est le terme. Tout mon corps rejette cette grossesse, ma tête, mon âme. C’est impossible ! Sébastien ne veut pas en parler. Pour lui, ce serait comme lui demander de choisir entre Maelle, Cielle ou Ulysse. Il ne peut pas, il ne veut pas. Selon lui, cette discussion aurait dû avoir lieu bien avant. Le choix est fait à ce stade et n’est pas à remettre en question. Dans cette direction qui crie pourtant de toutes les parties de mon être, il me dit qu’il ne pourra jamais me suivre ou me soutenir.

Je me sens perdue, prise à mon piège de désir de maternité. Je me vois m’en vouloir de ne pas avoir su faire la différence entre désir d’enfant, d’accouchement et de famille nombreuse joyeuse sur une photo dans 20 ans d’ici. Je me dévalorise, perds confiance en moi, en mon métier, en mes compétences et sombre un peu plus chaque jour. En parler ? quelle honte ! Mon amie de toujours est là tout de même pour m’écouter avec toute sa bienveillance et sa lucidité. Mais que dire à une femme dans une telle situation ?

Je décide de commencer un accompagnement avec une psychothérapeute. Je la connais bien, lui fais confiance et sais qu’elle pourra m’aider à mettre de l’ordre dans tout ce désordre. On commence par des séances rapprochées, 2 par semaines. Je sens qu’elle me fait du bien et que je commence à avancer vers le chemin de l’acceptation de cette grossesse et de cette vie à 4 enfants. Le chemin est dur. Les allers-retours fréquents, mais j’avance et me sens un peu moins seule. Je me sens rejoindre mon mari dans sa position et me convaincs que c’est pour un bien.

Un soir, un vendredi, il rentre du boulot avec les 3 enfants. Je suis si fière de l’accueillir en lui disant que je me sentais aller mieux dans ma tête, que je fais chaque jour un pas de plus. Je le trouve étrange mais il ne dit rien. Ce n’est qu’au dîner qu’il m’annonce qu’il est prêt, après 5 semaines de discordance, il est prêt à parler avortement, il est prêt à changer de regard et se dit que l’option de ne pas garder cet enfant peut aussi être l’option de protéger ce qui existe déjà : les 3 enfants, notre couple, lui, moi. Cette annonce m’arrive en pleine figure ! D’abord déconcertée par la rapidité avec laquelle un lunch entre amis a su l’ouvrir au dialogue alors que mes discours et appels à l’aide journaliers n’ont à aucun moment pu le faire voir les choses autrement. Mais laissons mon ego de côté. Je suis surtout déconcertée par la violence de ma prise de conscience : tout ce travail que je réalisais, je ne le faisais pas pour moi mais pour lui. Moi, je ne souhaitais toujours pas garder ce bébé, c’était ce qui était présent en moi, tellement, et si douloureux.

Le mardi qui suit, nous avions pris rdv dans un planning familial pour discuter du choix de l’avortement d’abord avec une psychologue et ensuite avec le médecin. A l’issue de ces entrevues, nous avons obtenu un rdv pour réaliser une intervention volontaire de grossesse le mardi de la semaine suivante. Délai légal d’attente entre le premier rdv et l’acte en lui-même. Le temps au couple de réfléchir et de revenir avec une décision posée et « mûre ». Dans mon cas, cela faisait des semaines que j’y pensais, je me sentais plus que « mûre ». Le mercredi fut une journée bien noire. Physiquement, émotionnellement, je me sentais vide et en rage. Le soir, je me suis lancée dans une séance de sophrologie pour me projeter dans l’intervention de manière « sereine » et sans « encombre ». Impossible ! Je ne parvenais pas à me voir monter sur la table de ce médecin. Je n’ai pas insisté et me suis endormie. Le jeudi matin, au réveil, les yeux à peine entrouverts, je regarde Sébastien allongé à mes côtés et lui dis « je ne vais pas pouvoir le faire, je ne peux pas ne pas garder cet enfant ». Il ne dit rien. Il me fait comprendre sans mot qu’on a du temps pour cheminer encore.

Les jours se suivent, je continue mes séances avec cette psychothérapeute. On fait le tri dans tout un tas de souvenirs douloureux de mon histoire. Je travaille sur ma capacité à prendre des décisions juste pour moi. Je me rends compte que c’est un sujet complexe. Je vais de prise de conscience en prise de conscience. De larmes en consternation, de libération en délivrance. Un soir, Seb me dit « ce bebe va te rendre sage ». Cette phrase me marqua profondément. A chaque jour qui passe je me sens de plus en plus, timidement, joyeuse à l’idée de cette grossesse. Je me sens balancer de l’autre côté et plus libre de faire un vrai choix. Le vendredi, en séance de relaxation profonde, je dis à ma thérapeute : « j’ai l’impression de me battre contre mes grands-mères et arrières grands-mères, je ne me sens pas seule dans toute ce marasme ». Elle me regarde perplexe et me dit qu’il peut sans doute y avoir un processus transgénérationnel en jeu. C’est possible.

Le lundi nous avions rdv à l’hôpital pour l’échographie du premier trimestre. Quelle ironie. Il fallait annuler un des 2 rdv : le lundi ou le mardi. Nous sommes allés tous les 2, mains dans la main, sans trop parler, le lundi à notre rdv. Nous avions fait notre choix. L’émotion était à son comble pour moi. Angoissée, les mains moites, impression de flotter, je me sentais en bout de course d’un long processus. Je me voyais en train de prendre MA décision de garder et de porter cet enfant dans la vie. On est entré dans la pièce, on la vue à l’écran, on a pleuré et c’est à cet instant que nous sommes devenus des parents de 4 merveilleux enfants.

Depuis, ce n’est que l’impatience douce de futurs parents qui nous habite. On a hâte de la voir, de la sentir, de la toucher, de l’accueillir, de la découvrir. On est sourire aux lèvres. Du drame on est passé à la douceur de l’attente d’une famille qui s’agrandi.

Le mercredi, j’avais à nouveau rdv avec mon gynécologue pour une séance de microkiné cette fois-ci. Je lui avais demandé d’harmoniser tout ce flot émotionnel que j’ai vécu et de soulager ce qui me restait encore de nausées et de salivation excessive. La séance a duré 10 minutes, même pas. Il m’a dit « tu vas super bien ». Étonnée, il a enchaîné en me disant qu’il me sentait vraiment alignée avec mon choix d’avoir 4 enfants, que tout dans mon corps était fluide. Il a juste senti (lui a qui je n’avais rien raconté de tout mon processus, il savait simplement que j’avais hésité à ne pas garder ce bébé et que les dernières semaines avaient été difficiles) que ce refus ne venait peut-être pas de moi. Que j’avais comme un leg transgénérationnel de 4 ou 5 générations au-dessus de moi qui me disait « attention, 4eme enfant c’est dangereux ». Comme un gros signal d’alarme transmis de mère en filles, j’avais en moi cette croyance que 4 enfants n’était pas possible ou pur folie. Il m’expliqua qu’il y a dû avoir une grosse complication avec le quatrième enfant de mon arrière-(arrière-arrière) grand-mère et que d’une manière ou d’une autre cela m’avait été transmis. En prenant cette décision de garder cette petite fille, j’ai pris la décision d’abandonner cette peur profonde. Je me suis choisie moi dans mon désir profond de réaliser notre rêve de jeunes amants…

Nous sommes partis en vacances quelques jour plus tard pour digérer toutes ces semaines de grosse bousculade. Merci les mamies 😊

Je vous écris de la plage, retour au point de départ, et mon ventre commence à prendre ses formes. Sur le sable, je sens qu’une nouvelle page peut s’entamer.

Me voilà à 14 semaines.

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La suite vous sera transmise de semaine en semaine 😉 sur « éclore et moi » (Facebook ou lettres bimensuelles) ou de plus près dans l’accompagnement « je cultive » (je vais vivre au fil des semaines à venir avec vous ce suivi que je propose pour vivre une maternité qui nous ressemble, alors si vous aussi vous attendez un bébé et que ce que je propose vous parle, c’est le moment de plonger ! rencontrons-nous).


Note: Pourquoi vous parler de mon histoire avec tant de détails et de transparence ?

Il y a 3 raisons majeures à cela :

  1. Pour soulager celles qui en ont besoin dans leurs vagues émotionnelles : la grossesse vient toutes nous chercher quelque part et bien souvent là où on ne l’attendait pas. Soyez douce et patiente avec vous et n’hésitez pas à prendre de l’aide quand le besoin se fait ressentir. Il n’y a aucune raison valable de rester isolée et perdue dans son coin. Des professionnels de la santé, de toute sorte, sont là pour nous aider dans nos transitions de vie et pour nous permettre de mieux les vivre. Osez pousser la porte, ce sont des périodes importantes et marquantes de nos vie de femme.
  2. Pour vous dire que le premier trimestre passe 😉 le second est souvent mieux ! le premier trimestre bouscule tant physiquement que émotionnellement. Mais ce n’est qu’un temps. Pour certaine, ça se fait sans encombre et c’est tant mieux. Pour d’autres, c’est plus dur et délicat. Parfois ça peut meme etre vraiment tres dur! Gardez confiance, les choses évoluent et heureusement que nous avons 9 mois en fin de compte pour se préparer à l’arrivée de cette révolution bébé.  
  3. Pour vous dire que nous ne sommes parfois, bien souvent en fait, pas seules à faire nos bébés. Ce sont des histoires de familles qui continuent de s’écrire et d’avancer.  Lâchons notre toute puissance et besoin de contrôle et concentrons-nous sur toutes ces choses qui augmentent notre niveau de bien-être dans l’instant présent. Mettons notre énergie et notre temps à nous connecter à ce qui est vraiment présent au fond de nous et à ce que nous voulons vivre.

Je vous souhaite à toutes une belle grossesse, que cette expérience vous transforme là où il faut et comme il faut. Qu’elle signe le début de cette vie qui avance ♥ et dans le meilleur des mondes qui vous ressemble 🙂

Dessine-moi un accouchement naturel

Dessine-moi un accouchement naturel

Quand on se prépare pour l’accouchement naturel, nous rendons-nous compte que tout a été prévu dans notre corps pour faire en sorte que les choses se passent le plus harmonieusement possible ? Nous rendons-nous compte que l’espace dans lequel maman et bebe auront la plus grande sécurité se trouve justement dans cette façon naturelle de fonctionner?

C’est pulsée par cette question que j’ai eu envie de vous partager un extrait d’un webinaire que j’ai donné il y a un peu plus d’un an. Dans cet extrait je vous raconte comment fonctionne votre physiologie. Je vous partage un petit dessin pour vous expliquer ce qui se passe naturellement et spontanément dans votre corps. Regardez cette vidéo avec chéri par exemple ou la personne que vous avez choisie pour vous accompagner le jour J. Grâce à elle, vous aurez l’information nécessaire pour comprendre ce qui se passera en vous et chez bebe durant cette valse de contractions-détentes qui vous guidera vers la naissance.

Vous partagez un peu de votre physiologie, c’est mon pourquoi et c’est ce qui m’anime chaque jour dans mon job. Je me suis dit que, peut-être, un tel partage vous donnera l’impulsion de vouloir le vivre ?!

J’espère de tout cœur. Voici cette vidéo :


Avec gratitude,

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De la volonté de l’âme de naître ce jour

De la volonté de l’âme de naître ce jour

Hier j’ai fait une petite expérience « hors du commun », en tout cas hors de mon commun 😉 J’ai suivi un cours de numérologie sur le carré d’éveil. Qu’est-ce que c’est que ce truc et puis surtout pourquoi s’intéresser à ça en tant que sage-femme !? Ben je n’ai pas de réponse . Pour choisir mes formations, je suis mes envies et ce que me dit mon intuition. Là, c’est Aline, naturopathe et énergéticienne qui m’a donné envie. Curieuse, puis aussi sceptique, a priori évitons de se perdre dans la crédulité et restons critique, j’étais surtout ouverte à découvrir quelque chose de nouveau. Pour le coup, c’était du tout nouveau pour moi, même la symbolique des chiffres, j’y étais étrangère.

Alors qu’est ce qui m’a donné envie d’y participer ? Je pense que c’est lorsqu’Aline m’a dit « dans ta pratique, ça pourra être très beau d’accompagner les parents à comprendre pourquoi leur bébé est né le jour où il est né ». Elle a touché un point ! En fait, c’est une question qui me turlupine depuis pas mal de temps. Je me demande « pourquoi naissons-nous le jour de notre naissance ? ». Oui, physiologiquement, je pourrais expliquer le déséquilibre hormonal qui se produit progressivement dans le corps de la maman et du bébé et qui mène ainsi aux contractions et à la naissance. Mais pourquoi ce jour-là précisément ? C’est une question sans doute un peu trop métaphysique pour un dimanche après-midi et à laquelle, autant vous le dire tout de suite, je n’ai pas trouvé de réponses… pas encore ou jamais… Va savoir !

Le carré d’éveil c’est un outil qui se base sur notre date de naissance pour donner des directions, des pistes, des tendances et nous parler de nos éventuels défis à relever ou dons à exploiter. La symbolique des chiffres aide à fournir une explication aux chiffres du jour, du mois, des années de naissance et à la combinaison de tout ceci. Avec cet outil, on peut ainsi proposer une compréhension supplémentaire aux fameux « qui suis-je » et « qu’est-ce que je suis venu faire ici-bas ». Bien sûr rien n’est figé, ce que le carré d’éveil dit de nous n’est qu’une manière de voir les choses et l’interprétation que nous en faisons est sujette à une palette de nuance.

Le potentiel que j’y vois surtout c’est que c’est une grille de lecture en plus vers une plus grande compréhension de soi et que ça va me servir à différents niveaux.

D’abord pour moi, dans l’acceptation de ma quête et de ce qui est présent en moi (bon ou mauvais). Ça m’a confirmé des choses, fait entrevoir d’autres mais surtout ce sera avec plus de bienveillance que je verrai se reproduire les schémas douloureux et avec plus de confiance que j’irai vers ce qui m’appelle même lorsque ça fait peur (comme vous écrire ce petit retour d’expérience par exemple, je ne suis pas certaine que je l’aurais fait il y a quelques mois de ça).

Ensuite dans mon couple, j’ai aussi beaucoup aimé faire le carré de mon mari et le lui raconter. La lecture combinée de nos 2 carrés nous a montrer nos similitudes, nos enjeux communs et là où on pouvait se soutenir et là ou on pouvait se faire grandir l’un l’autre.

Aussi en tant que parent, j’y vois un bel apport. Au début, lorsque j’ai fait le premier carré de ma fille Cielle et que je me suis rendue compte que l’année charnière dans sa vie (une année où les opportunités d’apprentissage que nous sommes venus faire seront sans doute plus nombreuses) était en 2028, j’ai un peu eu le vertige. Elle aura 20 ans. Que va-t-elle vivre ? Puis, lorsque j’ai découvert ses casseroles à dépasser, je me suis un peu sentie en culpabilité. Mais en réalité, voilà une formidable occasion de comprendre encore mieux ma fille et de mettre en place des stratégies pour l’accompagner sur son chemin, dans ce que, elle, en fin de compte, a choisi de venir vivre comme expérience ici sur terre.

En tant que mère, la plus belle chose que nous donnons à nos enfants est le cadeau de la vie. Nous sommes cette porte qui leur permet de passer d’un monde à l’autre et de venir faire l’expérience de la matière. Voilà la gratitude que nous pouvons ressentir envers notre mère. Elle nous a donné la vie et c’est un précieux cadeau, c’est déjà tant (donner la vie est entendu au sens large ici, la naissance mais aussi les soins au bébé et à l’enfant qui lui permettent de vivre, de continuer à vivre). Il n’y a pas besoin de plus à mon sens. Le reste appartient à notre responsabilité de le transformer en expérience plaisante ou déplaisante, porteuse de vie ou de victimisation. En tant que parent, nous avons alors le choix d’apporter plus ou non.

Comprendre le carré d’éveil de son enfant (ou tout autre outil in fine qui apporte des clefs de lecture sur une personne) c’est se donner l’opportunité de définir des stratégies d’accompagnement de son enfant dans la vie. D’avoir ce regard bienveillant et attentif quant à son propre chemin à lui.

Enfin, en tant que sage-femme, j’ai découvert un nouvel outil pour travailler avec les femmes que j’accompagne. Explicitement (selon leur degré d’ouverture à ça) ou en back office pour tenter de la comprendre mieux, toujours dans cette intention de lui apporter ce qui fait échos chez elle et qui lui procurera plus de mieux-être.

Mais pour les bébés alors ? ben c’est encore flou… J’ai sans doute fait un pas de plus vers une interprétation des choses qui me parle beaucoup. Nos bébés n’arrivent pas par hasard. Nos bébés nous choisissent pour venir faire les expériences qu’eux ont choisi de venir faire sur terre. Je crois en la réincarnation, au cycle de l’âme, au fait que l’on revienne sur terre pour une amélioration ou plutôt une avancée de l’âme. Nous venons sur terre pour faire l’expérience de la matière qui permettra à l’esprit de progresser… C’est un sujet complexe à expliquer. Ce serait comme mettre des mots sur ce que l’on ressent lorsque nous sommes amoureux. Personne n’a jamais su finalement mettre du tangible sur cette sensation de papillons dans le ventre. Pourtant, il y a bien un truc dans nos tripes qui nous dit « Je t’aime », « amour », « bonheur », « plaisir » … c’est la même chose. Je le sens quelque part en moi. Je n’ai pas de raison de croire plus à ça qu’à autre chose, c’est juste ce qui me fait une certaine résonance. Je passe beaucoup de temps à regarder les bébés au moment de leur naissance, à tenter de voir à quel moment son corps s’anime de vie. Est-ce simplement le souffle qui lui donne ce soudain tonus, cette soudaine présence ou est-ce son âme qui vient se mettre en lui et l’animer. Et d’ailleurs, où était-elle cette âme durant les mois de grossesse ? flottante au-dessus de la maman ? dans la salle d’attente du ciel ? O bien sur j’ai mes pistes de réponses mais je ne vais pas aller si loin aujourd’hui.

Le carré d’éveil me dit en quelque sorte que oui, il y a un choix qui est posé à un moment donné de venir à cette date pour suivre ce chemin de vie de cette façon-là avec cet élan vital et cette relation au monde. Pour le reste, hasard ou choix conscient… qui pourra un jour répondre à cette question ? Et quant à moi qui vous écrit tout ceci, serais-je en train de m’égarer? Je ne sais pas.

Merci de m’avoir lue jusqu’au bout.

N’hésitez pas à laisser un commentaire, je serai curieuse de connaître l’échos que ce partage provoque en vous.

Sending love,

Stephanie

OMG, le test de grossesse est positif

OMG, le test de grossesse est positif

Quelle est votre réaction? 

A quoi allez-vous donner la priorité face à cette nouvelle ?

Je viens d’apprendre qu’une femme que je connais a fait son test de grossesse ce matin et qu’il est positif. Explosion de joie pour eux mais dans ses premières réflexions, elle me dit « faut que je prenne rdv chez le gynéco pour confirmer les choses ».

Alors oui, il faudra passer par un rdv chez le gynéco ou la sage-femme pour faire une échographie éventuelle qui confirmera la grossesse…

Oui, il va y avoir tout un tas de choses administratives à penser tout au long du déroulement de la grossesse : la mutuelle, l’employeur, la crèche (bien trop tôt d’ailleurs, votre bébé fait encore partie de vos fantasmes que vous devez déjà le penser loin de vous avec un système de garde… on en reparle ailleurs si vous voulez !), le lieu d’accouchement, le professionnel de la santé qui vous accompagnera, les déclarations diverses, les dépistages…

Oui il faudra l’annoncer à l’entourage et trouver peut-être une manière sympa de le dire…

Il y aura une to do liste, c’est certain !

Mais il y a d’abord ce test de grossesse qui est positif…



Prenez le temps de ressentir ce que ça fait surgir en vous : de la joie, de l’extase, de la peur, de la curiosité, des doutes, un soulagement, de l’euphorie, …

Prenez le temps de vivre cet instant, de remercier la vie, de sourire…

Une heure, un jour, une semaine, plus !? Ce qui respecte votre rythme et ce qui est nécessaire de temps pour accueillir cette nouvelle… cette vie en vous. Dans le silence et la rencontre de vous-même, vous savez ce qui s’y passe, vous n’avez pas besoin, ou presque, d’échographie… Vous avez ce don de connexion à cet éventuel bébé qui s’en vient… vous avez accès à votre vitalité émotionnelle qui parle de vous.

Vous pouvez écrire à votre conjoint ce qui est présent en vous à cet instant, lui partager votre état intérieur. Câlinez-vous l’un l’autre plus que de raison et connectez-vous à l’amour qui est à l’origine de ce test de grossesse positif. Vous allez être parents ensemble de ce petit être et ce sont les amoureux que vous êtes qui vont donner vie à ces parents!

Je vous souhaite une splendide aventure, à votre image et dans le respect !

Sending love,

Stéphanie

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