Dessine-moi un accouchement naturel

Dessine-moi un accouchement naturel

Quand on se prépare pour l’accouchement naturel, nous rendons-nous compte que tout a été prévu dans notre corps pour faire en sorte que les choses se passent le plus harmonieusement possible ? Nous rendons-nous compte que l’espace dans lequel maman et bebe auront la plus grande sécurité se trouve justement dans cette façon naturelle de fonctionner?

C’est pulsée par cette question que j’ai eu envie de vous partager un extrait d’un webinaire que j’ai donné il y a un peu plus d’un an. Dans cet extrait je vous raconte comment fonctionne votre physiologie. Je vous partage un petit dessin pour vous expliquer ce qui se passe naturellement et spontanément dans votre corps. Regardez cette vidéo avec chéri par exemple ou la personne que vous avez choisie pour vous accompagner le jour J. Grâce à elle, vous aurez l’information nécessaire pour comprendre ce qui se passera en vous et chez bebe durant cette valse de contractions-détentes qui vous guidera vers la naissance.

Vous partagez un peu de votre physiologie, c’est mon pourquoi et c’est ce qui m’anime chaque jour dans mon job. Je me suis dit que, peut-être, un tel partage vous donnera l’impulsion de vouloir le vivre ?!

J’espère de tout cœur. Voici cette vidéo :


Avec gratitude,

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Grossesse à l’étranger : tout ce qu’il faut savoir

Grossesse à l’étranger : tout ce qu’il faut savoir

Cette semaine, j’ai été interviewée par Laura Fort de courrier International. L’occasion de proposer tout un tas de petites anecdotes qui vous donneront des pistes pour préparer votre maternité à l’étranger. Vous trouverez ci-dessous l’introduction de l’article, pour la suite, c’est uniquement accessible aux membres… à vous de voir si ça vous tente 😉


Grossesse à l’étranger : tout ce qu’il faut savoir

Différences culturelles, tracasseries administratives ou grandes inquiétudes : les questions des expatriées sont multiples lorsqu’elles vivent une grossesse à l’étranger. Le premier souci concerne avant tout la barrière de la langue et la peur de ne pas se faire comprendre auprès du personnel médical. Viennent ensuite les questions d’assurance-maladie.

Voici les témoignages de trois femmes :

  • Stéphanie Wampach : une sage-femme belge. Elle a vécu plusieurs années aux États-Unis et vient tout juste de revenir en Belgique. Elle a trois enfants (deux nés en Belgique, un né aux États-Unis).
  • Mélanie : une Française, en couple avec un Suisse. Elle est enceinte de son premier enfant et vit en Suisse.
  • Marie : une Française, mariée avec un Français. Elle a deux filles (une née en France et une née en Allemagne) et vit en Allemagne.

Les frais et la prise en charge

Stéphanie Wampach, sage-femme libérale en Belgique et mère de trois enfants (deux filles nées en Belgique et un garçon né aux États-Unis), se souvient : « Ce qui m’a le plus marquée aux États-Unis, c’est le système d’assurance santé. Je voulais accoucher à domicile, mais le coût était de 5 000 dollars [4 800 euros]. Et selon le type de couverture dont on dispose, il est ou non possible de choisir son médecin.
Stéphanie Wampach a justement ouvert un site, Éclore et moi, pour conseiller les femmes enceintes francophones résidant à l’étranger.
Même expérience chez Mélanie, enceinte de son premier enfant et expatriée en Suisse : “Ce qui m’a le plus marquée en Suisse, c’est le prix d’une consultation pour une simple échographie chez le gynécologue : environ 900 francs [830 euros]. Sachant qu’avant la 13e semaine de grossesse, rien n’est pris en charge par l’assurance-maladie”. Et mieux vaut ne pas avoir besoin de changer d’assurance santé avec un ventre rond : “Dans ce cas, le nouvel assureur ne prendra rien en charge avant l’accouchement : il faudra alors payer soi-même les frais de santé jusqu’à la naissance, la nouvelle assurance ne prenant effet qu’après la naissance de l’enfant”, ajoute Mélanie.

Des attitudes qui varient d’un pays à l’autre

À l’étranger, les réactions de la population locale vis-à-vis de la femme enceinte sont également diverses. Marie, qui a eu une petite fille en France et qui vient d’en avoir une autre en Allemagne, remarque ainsi que nos voisins germains ne laissent pas forcément la priorité aux femmes enceintes à la caisse du supermarché ou dans les transports, même s’ils viennent davantage qu’en France engager la conversation dans les lieux publics.

Aux États-Unis, Stéphanie Wampach s’enthousiasme sur le fait que la femme enceinte y soit très célébrée, d’abord avec la traditionnelle baby shower. Mais pas seulement : « Il existe une réelle entraide entre les femmes du quartier. La nouvelle accouchée peut par exemple trouver son repas du soir tous les jours devant sa porte !”

Les comportements sont aussi plus respectueux : pas de toucher de ventre intempestif de l’autre côté de l’Atlantique […]

Des pistes pour bien vivre sa maternité à l’étranger

Des pistes pour bien vivre sa maternité à l’étranger

En début de mois, j’ai eu la chance d’écrire un article pour le magazine en ligne Le Petit Journal sur Comment vivre au mieux sa sa maternité à l’étranger. Voir l’article sur le site du Petit Journal >>


Maternité à l’étranger – des pistes pour vivre la transition avec plus de douceur


Je suis sage-femme et lorsque je suis tombée enceinte de mon troisième enfant je pensais avoir toutes les clefs en main pour mener cette grossesse le plus harmonieusement possible. Je savais ce qui pouvait se passer, je connaissais les symptômes à repérer en cas de problème et surtout, j’avais construit une nouvelle confiance en moi que je ne n’avais pas pour les deux autres. Je suis devenue sage-femme entre mon second et mon troisième enfant et je pensais alors que tout allait se dérouler comme sur des « roulettes ».

J’ai découvert en chemin l’importance d’un ingrédient essentiel qui manquait à ma recette et j’ai voulu vous en faire part. Je ne vais pas revenir sur tous les détails de ce long voyage (mon fils s’appelle Ulysse, il a surement du me le souffler à l’oreille avant d’arriver). Je vais vous partager les points clés qui me permettront de vous proposer quelques pistes que je vous encourage à explorer pour vivre votre transition de maman en douceur.

Se sentir seule et incomprise

Mon premier moment de doute, je m’en souviens très bien. Nous vivions à Pasadena, en Californie, depuis un petit mois. J’avais un ventre rond de 6 mois et j’étais en quête d’un gynécologue pour l’échographie morphologique et d’une sage-femme pour le suivi global. Un beau jour, je me suis retrouvée sur un trottoir, dans une de ces rues inconnues, après un rdv gynéco décevant, frustrée de mon niveau d’anglais qui ne me permettait pas de dire tout ce que je voulais exprimer. Entre le tout médicalisé (je n’étais pas malade, j’étais enceinte et en pleine santé !), la nébuleuse des assurances santé américaines et les sages-femmes qui offraient des prix que je jugeais alors comme exorbitants (j’ai changé d’avis entre temps), je me suis sentie bien seule et incomprise.

Je voulais retrouver mes repères et mes références culturelles tant dans l’approche que dans l’investissement financier. En larmes ce jour-là, j’ai pris conscience qu’être enceinte dans un pays étranger, même en étant sage-femme et mère de 2 autres enfants, était plus difficile que je ne l’imaginais. J’avais besoin de sécurité et de me sentir moins seule.

Rien de tout ceci n’était prévu

Quelques semaines plus tard, mon fils, le destin ou que sais-je, avait décidé que la naissance se ferait 6 semaines avant la date prévue pour le terme. Il était 21h, nous venions de coucher les filles, je m’installais dans le fauteuil pour lire un livre, lorsque ma poche des eaux s’est rompue. A ce moment-là, je n’ai pas voulu céder à la panique et je me revois expliquer à mon mari et à mes filles ce qui allait sûrement se passer. Comme je le savais en tant que sage-femme belge, j’allais être alitée et bébé viendrait quelques semaines plus tard le temps pour lui de grossir encore un peu.

Seulement, les protocoles aux Etats-Unis ne sont pas les mêmes que chez nous et dans mon cas, les obstétriciens ne gardent pas un bébé avec une poche des eaux rompue dans le ventre de sa mère au-delà de 34 semaines. J’étais à 33 semaines et 5 jours lorsque je suis arrivée ce soir-là à l’hôpital. Mon fils est né deux jours plus tard par césarienne car en plus de sa poche percée, il était mal positionné pour sortir par voie basse. Rien de tout ceci n’était prévu. J’ai néanmoins très bien vécu cette partie de l’histoire, je savais pourquoi ça se passait ainsi et comment ça allait se passer ensuite. L’équipe a été charmante et énormément dans le dialogue et la codécision.

Le post-partum, de la lune de miel à la déprime

Lorsque mon fils a pu rentrer à la maison, 2 semaines après la naissance, nous avons vécu une petite lune de miel pendant les 6 ou 9 mois qui ont suivi. Je pouvais me connecter à mon instinct maternel encouragée par ma conscience professionnelle de sage-femme. Je me suis éclatée dans le “cododo”, l’allaitement à la demande, les massages et le portage à volonté. J’étais en complète harmonie dans ces premiers pas de maman de 3 enfants totalement à l’écoute et dans le respect de ce que je voulais mettre en place. Aucunement perturbée par les « il faudrait », « tu devrais » d’un entourage parfois maladroit.

Mais le ciel bleu s’est recouvert peu à peu… de mère complètement comblée je suis devenue femme au foyer frustrée, isolée et déprimée. Je sortais très peu, je n’avais pas beaucoup de relations sociales et j’avais du mal à gérer la réalité de la vie de famille avec 3 enfants. J’avais aussi besoin de me réaliser autrement que dans mon rôle de mère et de sortir de chez moi.

Ce que j’ai compris : l’importance des liens

Si je vous raconte tout ceci, ce n’est pas uniquement pour l’effet apaisant que le récit de mon histoire me procure. C’est pour vous donner une référence de compréhension supplémentaire à ce que je souhaite vous partager maintenant.


Le lien pour soi

Vivre sa maternité est déjà un challenge en soi. Entre nouveautés, doutes, brassages émotionnels et hormonaux, la femme qui devient mère a besoin d’être sécurisée (même si ce n’est pas le premier bébé). « Partie en mère » (j’adore cette expression) demande d’avoir avec soi une boussole qui (r)assure à la femme d’être sur le bon chemin. Si vous ajoutez à cette réalité le fait de vivre loin de chez soi et de ses repères habituels, le degré de complexité ou de délicatesse augmente. Il est alors important d’assurer un lien entre la future maman et des personnes qui vont suivre son aventure de manière globale (pas uniquement jusqu’après l’accouchement, mais quasiment jusqu’à la première année de vie du bébé).

Ce lien peut être créé dans le pays d’accueil ou avec son pays d’origine (c’est le luxe de vivre aujourd’hui avec nos technologies modernes). Que la grossesse soit vécue directement à l’étranger ou au moment du changement de pays, il est important de choisir quelqu’un pour raconter son histoire de maternité expatriée. Cette personne peut être une amie, un parent, une sage-femme, une doula ou autre professionnel. Cela vous demande de poser ce choix et d’éventuellement, je vous y encourage, de le verbaliser. Comme un contrat implicite ou explicite, vous pouvez verbaliser ce besoin d’avoir une figure rassurante tout au long de votre aventure. Quelqu’un qui sera là pour vous écouter, vous rassurer, vous soutenir et, dans le meilleur des cas, également vous informer (c’est exactement pour cette raison que j’ai mise en place « éclore et moi » après mes 9 mois de lune de miel).


Le lien conjoint

Le conjoint aura également un rôle plus important à jouer. Lorsque nous sommes dans notre pays d’origine, dans notre réseau familial, amicale et social, on ne se rend pas toujours compte que notre système-couple ou système-famille (si vous avez déjà des enfants) repose sur tout un tas de piliers qui lui confèrent son équilibre. S’expatrier, c’est redéfinir ce système d’équilibre et lui apporter une nouvelle stabilité. Durant la grossesse et les premiers temps avec bébé, le conjoint aura alors peut-être besoin d’être plus présent (physiquement ou émotionnellement) et de renforcer le temps nécessaire cet équilibre-famille en reconstruction. Cela peut passer par une attention particulière au vécu de sa femme, des échanges et des dialogues en couple plus fréquents (sur l’arrivée de ce bébé mais pas uniquement), des moments à deux conservés voire même valorisés… À vous de voir comment cela s’exprimerait dans la réalité de votre relation de couple.


Le lien réseau

Enfin, une dernière chose… Cet élément que l’on m’a tant répété et que j’avais du mal à entendre. Je n’en reviens pas que je me retrouve 2,5 ans après à vous l’écrire. Il est important de se créer un réseau social. C’est en lien avec le point précédent, mais ce que je souhaite vous dire ici est : sortez de chez vous, rencontrez des gens, partager des moments avec des inconnu(e)s, participez à ces évènements entre femmes qui ne vous attirent peut-être pas… c’est éventuellement là que vous rencontrerez cette chère amie qui nous manque tant lorsqu’on vit à l’étranger et que vous pourrez appeler dans n’importe quel moment de solitude. Il ne s’agit pas de remplacer, il s’agit ici de reconstruire localement son système en équilibre avec différents piliers.

La vie de mère n’est pas facile tous les jours, elle nous emmène dans tous les recoins de notre personnalité… Donnez-lui le plus de chances possibles pour que vous puissiez l’épanouir dans toutes ses dimensions ! Je pensais que savoir, connaître et être sereine étaient suffisants. J’ai compris maintenant que le lien que l’on crée autour de soi est tout aussi important.


Je vous souhaite une belle aventure.

Avec beaucoup de tendresse,

Stephanie Wampach (www.lepetitjournal.com) lundi 12 décembre 2016
Stephanie Wampach est sage-femme, fondatrice d’Eclore et moi, en chemin vers une maternité qui vous ressemble

Accouchement naturel et démarrage de l’allaitement

Accouchement naturel et démarrage de l’allaitement

Comment favoriser le démarrage de l’allaitement ?

Pour répondre à cette question, il est important de comprendre que la mise en route de l’allaitement maternel n’est que la suite logique de la grossesse et de l’accouchement. Tous ces mécanismes (grossesse, accouchement et lactation) se déroulent en effet de manière naturelle et spontanée dans le corps de la femme, c’est à dire, de manière physiologique et il n’est nul besoin, lorsque tout va bien, d’intervenir. On comprend alors que la manière dont se dérouler l’accouchement pourra avoir une influence sur le démarrage de l’allaitement. J’ai ainsi eu le plaisir de me faire interviewer sur cette thématique par Caroline De Ville de « Au sein en douceur » pour vous parler d’accouchement naturel et de son impact sur le bon démarrage de l’allaitement.

Caroline de Ville est conseillère en lactation, certifiée IBCLC et Médecin généraliste spécialisée dans la petite enfance. Elle est spécialisée dans l’accompagnement des mamans et futures mamans qui veulent avoir un allaitement doux et serein.

Souvenez-vous, j’avais moi-même interviewée Caroline sur les fausses croyances de l’allaitement (disponible ici sur le blog).

Lors de cette première interview, nous avions abordé les fausses croyances qui circulent le plus souvent autour de l’allaitement, telles que :

  • L’allaitement fatigue plus que le biberon ;
  • Allaiter rend le bébé plus dépendant, la mère à 100% responsable ;
  • Il ne permet pas de savoir si le bébé à bien manger ;
  • Cela met le papa hors de cette relation fusionnelle maman-bébé ;
  • Tant que l’allaitement est en place, le bébé ne fera pas ses nuits ;

Je vous partage à présent cette nouvelle interview et vous invite également à découvrir la chaîne YouTube et la page Facebook de « Au sein en douceur ».

Merci Caroline.

Bon visionnage  !


Attendre et mettre au monde un bébé loin de chez soi

Attendre et mettre au monde un bébé loin de chez soi

Au mois de juin, j’ai eu la chance d’écrire un article pour le magazine en ligne Femmexpat Attendre et mettre au monde un bébé loin de chez soi.  Avec un regard « verre à moitié plein », je vous parle dans cet article des avantages d’une grossesse à l’étranger, loin de sa culture, de ses repères, de sa famille et souvent aussi de sa langue maternelle. Voir l’article sur le site de Femmexpat >>

Mettre au monde un bébé loin de chez soi

Attendre un enfant loin de chez soi comporte évidemment certains inconvénients mais aussi et surtout des avantages. Avec un regard « verre à moitié plein », ce sont ces avantages que je souhaite avant tout vous présenter dans cet article basé sur ma propre expérience de femme et de mère alimentée de mon regard de sage-femme et du témoignage des femmes que j’ai pu accompagner lorsqu’elles attendaient elles aussi leur bébé loin de chez elles. Par loin de « chez soi », j’entends loin de sa culture, de ses repères, de sa famille et souvent aussi de sa langue maternelle.

Nous avons toujours voulu voyager. Mon mari est né sur une île  dans les Antilles françaises et pour lui, la Belgique était loin de la destination de ses rêves. Il rêvait de pouvoir dire un jour que chacun de ses enfants était né dans un pays différent. Pourtant, notre couple a vécu 10 ans en Belgique et deux de nos trois enfants sont nés là-bas. Aujourd’hui, nous vivons en Californie depuis deux ans et demi et notre fils est né ici 3 mois après notre arrivée.

Je découvre mon socle

Lorsqu’on se retrouve en dehors de son schéma de pensées habituelles, on se rend compte que nous avons la possibilité d’en explorer de nouvelles. On se rend tout à coup compte que la pression familiale ou sociétale qui nous entourait habituellement à simplement disparue. Il n’y a plus de conseils bienveillants, parfois maladroits auxquels nous avions droits même sans les demander, plus de regards silencieux et qui en disent pourtant long sur ce que nous devrions faire…

Loin de « chez soi », c’est une nouvelle réalité dans laquelle nous avons soudainement accès à nos réelles envies. Comme une nouvelle voie d’exploration qui s’offre devant nous, on est à présent capable d’entendre distinctement ce qui vibre au fond de nous et que nous aimerions poursuivre durant cette période d’attente et d’agrandissement de la famille.

Je deviens responsable de mes choix

Loin de chez soi…

Riche de ce nouvel espace intérieur, de cet accès à soi, nous allons ensuite devoir poser nos choix  de (futurs) parents. Quel suivi médical ? Quelle préparation ? Quel hôpital ? Quelle personne de confiance pour les autres enfants ? Loin de « chez soi », il va falloir faire ces choix en mettant 100% de sa responsabilité dans la direction empruntée. Plus de bonne copine ou de belle-sœur pour nous recommander telle sage-femme ou tel prof de yoga. Parfois, il y a bien des connaissances ou des mamans à la sortie de l’école, qui se demandent d’ailleurs comment on parvient avec 2 enfants et enceinte du troisième à survivre dans ce changement de vie, qui nous donnent quelques références, quelques conseils mais qui au bout du compte, nous laissent toujours bien seule face à cette nouvelle prise de responsabilité.

…On se débrouille

La notion de « débrouille » prend en une fois une nouvelle dimension. Alors on innove, on teste, on cherche, on devient autodidacte tout en poursuivant l’aventure (on devient même éventuellement sage-femme entrepreneure accompagnant de couples partout dans le monde de manière virtuelle pour justement combler le manque d’info et aider dans cette prise de responsabilité, mais c’est un autre chapitre de l’histoire du loin de « chez soi »). On se construit son petit nid, son cocon, sa bulle comme me le partageait si justement Laure…

Je m’ouvre aux nouveautés

Je teste d’autres coutumes

Être enceinte loin de « chez soi » offre aussi l’occasion de découvrir d’autres coutumes, d’autres habitudes et d’autres histoires autour de la grossesse et de l’accouchement. Julie a par exemple découvert en Inde le rituel de célébration de la femme qui attend la vie. Kirsten a découvert aux US le rôle des Doulas, ces accompagnatrices affectives de la femme tout au long de la maternité qui ne sont encore que trop peu connues en France. J’ai pour ma part découvert la solidarité des « mom and me group », l’extase des baby shower et le positivisme dans lequel les américains font grandir leurs petits.

Je me remets en cause

« Chez soi », je n’aurais peut-être pas eu toute cette diversité et toute cette possibilité offerte de repenser mon éducation, ma vision du monde et finalement la place que je souhaite y occuper. Laure me parle aussi de l’allaitement et se demande si en France elle aurait été au bout de son idylle laiteux avec sa fille? Question sans réponse… Mais élément positif de plus à ajouter dans son histoire loin de « chez elle».

Je grandis

Attendre son enfant loin de « chez soi » implique aussi, souvent, de se faire suivre dans une autre langue, de ne pas avoir de réponse à ses questions et de devoir se plier à des routines étrangères qui peuvent nous déplaire. Mais ce sont, si on décide de les voir ainsi, toutes des occasions de grandir et de repousser les frontières de nos limites internes personnelles. C’est Kahlil Gibran qui nous dit si bien que « nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit ». Ces expériences parfois douloureuses, parfois fragiles nous font grandir. Laure me partageait que sa peur de ne pas comprendre les gens durant son accouchement l’a poussée par exemple à se préparer pour devenir ultra autonome dans son processus de naissance.

J’éclos

Mettre au monde son enfant loin de « chez soi » est une de ces opportunités de vie qui m’a permis d’éclore de moi-même. J’ai eu ainsi accès à moi, à mes désirs, j’ai pu poser des choix, me tromper, observer, prendre du recul, refaire, m’enrichir, grandir et finalement éclore. Notre couple a également connu un nouvel élan, de nouveaux liens que la distance loin de « chez soi » a pu nous révéler. Nous rentrons bientôt, en Belgique, et nous voilà encore plus confiants de qui nous sommes et de qui nous voulons être, heureux de retrouver la chaleur de ce « chez soi » qui, au bout du compte, nous manque tant !

Tous ces éléments partagés sont très forts, très fortifiants pour la femme dans cette période de construction d’elle-même en tant que mère… et un beau jour le bébé arrive… de ses souris et petits bruits, il remplit nos journées mais également nos nuits… la fatigue s’installe et parfois l’isolement se construit. La chaleur d’une famille proche ou de cercle d’amis de toujours n’est pas là au rdv quotidien et parfois maman s’épuise… Cette notion est importante à avoir en tête pendant la grossesse et c’est essentiel d’avoir cette rigueur de préparer cet « après loin de chez soi » qui n’est en fait que le début de cette nouvelle vie à 2 ou 3 ou 4 +1 loin des siens.

Je fais des listes de naissance

Une liste anti-solitude

En tant que sage-femme à présent, il me tenait à cœur de finir cet article en vous donnant une piste de solution à apporter à cette éventuelle solitude post-accouchement qui pourrait venir mettre des ombres sur ces belles opportunités du loin de « chez soi » que je viens de vous partager. Durant la grossesse, vous pourriez mettre en place votre liste de naissance « anti-solitude » et penser au-delà de tous ces objets matériels dont on a, éventuellement, besoin que trop peu de temps par du bien-être pour votre quotidien de maman.

Une liste originale

Il y a bien sur le cadeau de naissance couteux du billet d’avion aller-retour pour la maman-sœur-meilleure amie après la naissance, mais il y a aussi des bons : d’une heure de massage détente, une heure de promenade pour bébé hors de la maison, une heure de ménage, une lessive/repassage, une semaine de repas santé dans le frigo, un panier bio remplis de bons légumes et de fruits de saison, une soirée babysitting, des « bras reposés pour venir bercer bébé » quand les parents sont fatigués, …

Une liste en ligne

Laissez faire votre imagination pour penser à toutes ces choses qui vous permettront de prendre soin de vous et de vous dégager du temps pour continuer votre exploration de ce « loin de chez vous », y tisser des liens et construire une maternité épanouie.  Les familles ou amis qui sont loin ne savent souvent pas quoi faire à la naissance d’un bébé pour la nouvelle accouchée, il existe des organismes en ligne (livraison de paniers bio à domicile, centre de babysitting, organisme de lessive qui vient prendre le sale et ramener le propre, livraison de courses, services traiteur, … il y a des organismes de « dog walker », pourquoi pas de « baby swinger »?) qui vous permettront d’organiser ce genre de liste de naissance inattendue mais pourtant tellement sensée !

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