L’haptonomie, rencontrer le bébé avant sa naissance, donner sa place au père, sécuriser la mère : quand le toucher devient  rencontre

L’haptonomie, rencontrer le bébé avant sa naissance, donner sa place au père, sécuriser la mère : quand le toucher devient rencontre

Le salon virtuel des préparations naissance : l’haptonomie


Bienvenue dans cette série d’articles consacrés aux préparations naissance. Avec ce salon virtuel, j’ai eu envie de vous donner de l’information au sujet des différentes « préparations naissance » qui existent sur le marché du périnatal. Je mets entre guillemets car le terme « préparation naissance » n’est parfois pas tout à fait adéquat tant les outils proposés accompagnent bien souvent la maman et/ou le couple dans leur aventure de parentalité et ne se cantonne pas uniquement à préparer pour l’accouchement. Au travers d’interview d’experts praticiens j’ai vous apporter des réponses aux questions telles que : de quoi parle-t-on ? quels sont les principes ? quels sont les objectifs visés ? les résultats recherchés ? comment se passe une séance avec ce type de préparation ?… Mais au-delà de tout ce questionnement auquel les futures mamans/parents font face, je voulais aussi mener avec vous une réflexion autour de cette notion de « préparation naissance » et de son utilité.

Je vous invite à consulter cette vidéo d’ouverture du salon pour commencer votre exploration.

Présentation de l’haptonomie : Arielle Nuchowicz


Lien pour écouter l’interview en podcast

Les points clef de l’haptonomie, ce qu’il faut en retenir

L’ Haptonomie est avant tout une approche du lien et de la relation où le toucher devient une véritable rencontre.

Cette Science de l’affectivité et du contact psychotactile, intégrée dans le vaste champ des sciences humaines, a été développée depuis les années 50 par le chercheur hollandais Franz Veldma . Elle explore la manière dont le toucher permet d’établir des contacts affectifs sécurisants entre les humains.

Dérivé du mot grec

  • hapto : le toucher ; haptein : je touche, j’établis une relation, je prends contact pour guérir, affermir, rendre complet.
  • Et nomos : la règle, la loi.

Elle aide l’humain tout au long de son cycle de vie : l’Haptonomie s’applique à la médecine générale, la psychothérapie, la pédagogie, la psychomotricité, l’accompagnement des personnes en fin de vie et des mourants … et à la période de la grossesse, de la naissance, et des premiers mois de la vie du bébé : c’est l’Haptonomie périnatale.

Cet accompagnement de la parentalité favorise l’épanouissement des liens affectifs entre le père*, la mère, et l’enfant. Ceci leur permet de vivre une relation de tendresse et d’amour dans le giron maternel : dès les premiers mouvements de l’enfant perçus par sa mère, vers le 4ème ou 5ème mois de grossesse, les parents apprennent à jouer avec le bébé dans un contact tendre et affectueux : le contact psychotactile affectivo-confirmant. Très vite se crée entre les trois, une relation qui donne à l’enfant un sentiment de sécurité de base et prépare son autonomie.

L’Haptonomie donne d’emblée sa place au père, accompagne et rassure la mère, rencontre l’enfant.

Bien que l’accompagnement prénatal ne soit pas réductible à une préparation à l’accouchement, il va contribuer à favoriser un accouchement physiologique et une naissance naturelle :

  • La mère apprend à rester en contact avec son enfant durant le travail et à le guider. Aidée par le père, elle  peut traverser la sensation des contractions tout en restant dans l’ouverture.
  • Le père constitue le recours affectif de la mère et aussi de l’enfant. Par la qualité de sa présence il les soutient, les accompagne grâce à des gestes précis appris durant les séances pendant la grossesse. Il invite la mère à s’ouvrir … et le bébé à naitre.
  • L’enfant se sent sécurisé, entouré, guidé tout au long du processus, puis accueilli par ses parents.

Durant la période postnatale, sont proposés les jeux d’éveil et le portage du bébé, continuité naturelle et souhaitable de l’accompagnement prénatal. Cependant les bébés qui n’ont pas été rencontrés haptonomiquement avant la naissance peuvent aussi en profiter.

Proposées au rythme propre de l’enfant, les séances commencent juste après la naissance et peuvent continuer jusqu’à l’acquisition de la marche. Grâce à des propositions de jeux spécifiques et progressifs, dans un climat respectueux, attentif et joyeux, les parents apprennent à porter l’enfant par sa base, ils l’invitent à prendre conscience de sa corporalité, l’amènent à ressentir son axe, sa verticalité, son équilibre,… ils renforcent ainsi son sentiment de sécurité, de joie, de confiance en eux et en la Vie. Dans cette période ‘instable’ de nouvel équilibre à trouver, c’est aussi pour eux le lieu où déposer, questionner, interroger, être rassurés, sur des sujets comme le sommeil, l’allaitement, les rythmes, les ainés … et développer une parentalité solide et sereine.

*père : conjoint(e)

[extraits de : Happy Mama : © Arielle Nuchowicz, 2017, tous droits réservés]

Pour aller plus loin :


Les résultats obtenus grâce à cette approche

Dès le projet d’enfant, sa conception, sa gestation, sa naissance…jusqu’à ses premiers pas, l’haptonomie représente un véritable outil d’éducation et de prévention favorisant le développement de l’être humain et de la relation harmonieuse parents-enfant.       

La grossesse est une période sensible, tant pour la femme qui devient mère, l’homme qui devient père, le couple de conjoints qui devient couple parental, que pour le bébé.    L’approche haptonomique apporte une dimension particulière et unique  à l’expérience de la grossesse :

  • elle permet aux deux parents de créer une relation affective bien réelle avec leur bébé, déjà dans le ‘giron maternel’, grâce aux jeux de contact, tendres et respectueux,
  • elle augmente le confort physique, psychique, émotionnel de la mère et du bébé en apprenant au père à effectuer des gestes, les bercements, le recentrage du bassin, utiles durant la grossesse et
  • précieux pour la préparation à l’accouchement, favorisant une naissance physiologique où la mère et l’enfant sont soutenus et guidés par le compagnon,
  • elle prépare à l’accueil du nouveau-né et à son accompagnement psychomoteur, affectif et social durant son évolution jusqu’à l’autonomie, l’âge de la marche, par les jeux d’éveil du bébé,
  • soutenant ainsi l’attachement prénatal, elle favorise l’attachement postnatal et représente un précieux soutien à la parentalité.

Elle accompagne la triade, reconnaissant la place particulière de chacun : contrairement aux autres approches où seule la mère est prise en compte, ici,  

  • le bébé est une personne, le bébé est un être de relation déjà pendant sa vie intra-utérine. L’approche haptonomique permet de développer sa sécurité de base, sa confiance, et son Sécurité qui pourrait lui rester acquise tout au long de sa vie
  • le compagnon a un rôle précieux durant la grossesse et l’accouchement : partenaire et  père présent et agissant. Il est invité à quitter le statut de spectateur impuissant pour devenir acteur, aidant sa femme et son enfant lors de sa mise au monde.
  • la femme se sent écoutée, accompagnée, soutenue, développe un corps puissant, accueillant, détendu, une compétence pour l’accouchement, de la sécurité comme nouvelle maman le bébé une fois né.
  • L’approche haptonomique aura  des effets bénéfiques sur la relation du couple et leur confiance à être parents.

[ Extrait de : Happy Mama : © Arielle Nuchowicz, 2017, tous droits réservés ]


Les témoignages de parents

«  

La préparation à la naissance de notre premier enfant par l’haptonomie nous a permis de prendre contact avec notre futur bébé et de passer un moment privilégié lors des séance autour de sa venue, de nos questions et notre vécu de futur papa, future maman et futurs parents.

Pour notre couple, les bénéfices ont été grands, car ce moment de partage a permis au futur papa de mieux comprendre ce qui se passait dans mon corps et dans ma tête. Je me suis sentie comprise et respectée dans ce grand moment de sensibilité qu’est la grossesse et cela nous a rapproché. Notre choix de préparation s’est orienté vers l’haptonomie en autre parce que le futur papa a un rôle très important et sa présence est incontournable à tout moment (même durant le travail et l’accouchement).

Ensuite en dehors de séance, nous prenions le temps tous les jours autour de la grossesse en pratiquant les techniques à la maison.

Lors de l’accouchement, même si nous n’avons pas pu mettre en œuvre tout ce que nous avions appris, nous étions préparés à la venue de notre petite Lucie et nous l’avons accueillie sereinement.

Dans les premières semaines de sa vie, les grands changements et questionnements auxquels nous avons fait face ont été accompagnés avec bienveillance par notre haptonome, Arielle Nuchowicz, et nous avons continuer à suivre les séances sur les jeux avec le bébé durant quelques mois.

Nous conseillons encore autour de nous cette préparation à la naissance qui nous a été fort utile et dont nous attendions les séances avec impatience, comme une petite bulle autour de notre futur bébé dans notre vie ! » Isabelle et Fred, Lucie

 

<u>Sabine et Pierre, Jules</u>
 

Ah l’haptonomie,…  pour moi ça a été une merveilleuse aventure de rencontres.

Rencontre avec notre bébé d’abord : tout petit déjà, à peine bougeait-il dans mon ventre, que je partageais avec mon homme des sensations, des émotions, la joie de le sentir nous répondre, nous étions connectés à lui,  …  nous avons appris à le connaitre et cela nous a procuré un bonheur immense. Ensuite pendant la naissance, j’ai eu le sentiment de l’accompagner tout le long du travail jusqu’à sa naissance. Jules est mon 2 ème enfant,  je savais plus ou moins à quoi m’attendre,  j’étais moins stressée que pour Léa mais je n’avais pas imaginé pouvoir rester présente à lui malgré la force incroyable des contractions. Cette foi- ci j’ai accouché sans péridurale, comme je l’avais souhaité et annoncé dans mon projet de naissance. J’étais tellement en confiance grâce à la préparation avec Arielle Nuchowicz et à la présence si rassurante et compétente de mon compagnon … Nous avons accueilli ensemble un Jules aux yeux grands ouverts, presque sans un cri, qui nous regardait. C’était fort !

Rencontre avec Pierre, mon compagnon. Cette 2 ème grossesse lui a donné la possibilité de développer pleinement un rôle de partenaire et de père très différent de la première fois. J’ai découvert une facette de lui assez nouvelle qui m’a énormément aidée. Il était présent affectivement, j’avais presque l’impression qu’on attendait et fabriquait ce bébé ensemble ! Et pendant l’accouchement il a super assuré. Je pouvais vraiment m’abandonner aux contractions dans ses bras ! Plus tard il m’a partagé qu’il s’est senti très à l’aise car il avait expérimenté des outils qu’il a pu appliquer au moment même, et qui marchaient. Arielle n’a pas pu venir mais sa remplaçante était là. Sa présence discrète, bienveillante et compétente nous a beaucoup rassurés, même si elle n’a ‘rien fait’.

Rencontre avec moi-même enfin. Ce 2 ème accouchement m’a rendu plus forte et confiante en mes capacités et ma puissance de femme ! Accoucher sans péri fut dur, intense, et juste énorme ! Maintenant je sais, je sens, ce dont je suis capable, et ça fait un bien fou !  Et avec Pierre, j’ai pu être plus honnête, montrer ma vulnérabilité, ma sensibilité. Ca aussi ça a été important pour moi et pour notre couple.

Nos enfants vont bien. On est retourné tout de suite après l’accouchement avec Jules chez Arielle pour les jeux et le portage. Léa qui n’avait qu’un an et demi en a profité aussi. C’était chouette. On a appris plein de choses très profitables pour leur équilibre, leur ancrage et leur autonomie.

Voilà. Merci.” Sabine et Pierre, Jules

Pour aller plus loin : une vidéo 


Concrètement, comment se déroulent les séances ?

L’accompagnement commence dès la perception par la femme des premiers mouvements du bébé dans le giron (l’utérus, la matrice, premier lieu de croissance, de vie, d’expériences du bébé), et s’arrêtera de la période d’acquisition de la marche.

Une douzaine de séances est prévue en prénatale, réparties en 3 phases :

  • 1ère  phase : création de l’attachement, du lien, découverte, émerveillement, plaisir, bien-être, détente, ouverture, confiance : les jeux du père, les  jeux de la mère, les bercements, le  recentrage du bassin.
  • 2ème phase : préparation à l’accouchement,  gestion des contractions, le prolongement, les peurs, apprentissage des positions de travail durant la dilatation, la poussée .
  • 3ème phase : l’accueil et le portage du bébé, dernière séance avant sa naissance … et première d’une série de rencontres postnatales: les jeux d’éveil qui s’étalent de sa naissance à ses premiers pas, autour de 1 an.

Durant chaque séance, le praticien guidera le conjoint pour qu’il puisse, à la maison, répéter et intégrer les propositions. Il augmente ses compétences autour de sa compagne et du bébé. La femme et le bébé n’ont rien à faire…que ressentir, recevoir. Ils développent tous les trois leur ‘qualité d’être’ et ’d’être ensemble’.

1ère  phase 

   1.Les jeux du père 

Dès la perception des mouvements dans le giron, le père en devenir est invité à aller à la rencontre de son enfant. En touchant le ventre, il ‘se présente’, ‘l’appelle’ au creux de la main, lui fait de la place… Le toucher est respectueux, doux, attentif, ‘à l’écoute’, le toucher est affectif (contrairement au toucher objectivant : on touche le corps et ignore la personne, lors du toucher affectif : on cherche, à travers le corps, à atteindre la personne.).

Il intègre, c’est fondamental, la totalité de la mère en devenir. Celle-ci pourra alors s’ouvrir, et permettre au bébé d’aller à la rencontre de son père. Dans ce contact, le bébé se niche, se love dans la main ouverte et invitante de son père, d’un coté, puis de l’autre du giron. Il se déplace de tout son corps à la rencontre de celui qui l’appelle. C’est merveilleux, gai, c’est drôle, touchant, … plaisir, émotion.

Cela crée :

  • pour le père : le sentiment, pour la première fois peut-être de sentir son petit lui ‘répondre’ objectivement et de manière répétée… ce ne sont plus des coups au hasard qu’il sent! Il construit petit à petit vis-à-vis de son enfant, un sentiment, du lien, il commence à exister en tant que père, et il découvre aussi qui est son bébé. En effet, l’enfant a déjà des caractéristiques physiques: couleur des yeux, sexe, et aussi des potentialités quant à son caractère, sa personnalité. Dans ces rencontres répétées, son caractère va se révéler et s’affirmer petit à petit: par ex.: il répond directement à l’invitation ou au contraire, il met du temps, il est calme ou espiègle. Parfois c’est  lui, le bébé qui prend l’initiative du contact.
  • pour l’enfant : le sentiment que quelqu’un, son père, le cherche, vient vers lui, l’appelle… il compte, il existe, il est reconnu, il est désiré, il est invité à se montrer, s’exprimer… dans ce lien qui grandit, il se sent aimé… et construit un sentiment de ’sécurité de base’ qui lui donne la force d’entrer dans la vie et pourrait bien lui rester acquis durant toute son existenceCe qui se vit précocement s’inscrit, s’engramme, profondément dans la mémoire du corps. Quel beau cadeau, de l’aider à construire les bases d’une solidité qui lui permettra de traverser ce que l’existence lui offrira d’agréable ou de difficile
  •  pour la mère : son homme est là, dans la rencontre avec l’enfant, le lien se tisse entre ces deux là, ils deviennent trois. Elle peut commencer à faire confiance à son compagnon en tant que père, elle peut ‘les laisser ensemble’ : La femme enceinte peut être sensible émotionnellement, tantôt joyeuse, tantôt triste, irritable, riante, pleurante, énervée… et tout cela, son bébé le ressent, elle le sait mais ignore bien souvent comment le gérer. Pouvoir de temps à autre ‘confier’ le bébé aux soins attentifs de son compagnon, et vivre ses ‘états d’âme’ sans culpabilité, quel soulagement ! [/symple_bullets ]

De plus, le toucher affectif, bon, tendre, respectueux de son compagnon aura un effet sur le tonus musculaire du giron, l’utérus, les muscles, les ligaments, la peau même: la femme peut se détendre, lâcher peurs et les tensions, se faire confiance quant au volume et à l’espace à donner à ce bébé, qui n’arrête pas de grandir et grossir en elle. Elle se sent plus apte à le contenir jusqu’au bout de la grossesse, à le laisser grandir tout en demeurant intègre, entière. La mère peut lui offrir ainsi un lieu de vie agréable, détendu, spacieux.

Les études montrent que les femmes qui suivent cet accompagnement présentent moins de contractions pendant la grossesse et moins d’accouchements prématurés.

   2.Les jeux de la mère

Le père appelle le bébé dans l’axe horizontal, de chaque coté du ventre, direction   d’ouverture vers le monde extérieur qu’il représente.

La mère, elle, va inviter son bébé de l’intérieur, dans l’axe vertical, sans l’aide des mains.

Vers le haut, le cœur : pôle affectif, pôle du nourrissement par excellence, lieu des sentiments, lieu des seins et de leur possible promesse de lait.

Vers le bas, le bassin, le berceau, le nid: pole de sécurité, d’accueil, lieu de croissance et bientôt chemin de sa proche naissance.

Ainsi se crée, dans l’intime de leur relation, un lien qui permet à la mère de  jouer avec son enfant, de le connaître, de le guider.

Elle pourra lui montrer le chemin vers le bas pendant sa naissance, mais aussi durant la grossesse l’inviter à s’installer à des endroits plus confortables pour elle, si, par exemple, il pèse sur la vessie ou pousse sur l’estomac.

  3.Les bercements

Comme un bébé bercé se détend et se calme… une maman bercée de détend, fait confiance, s’ouvre.

Le père apprend à bercer de différentes manières la ‘dyade maman-bébé’. Avec pour effet maternel une détente musculaire de la région du bassin, du dos, du ventre, de tout le corps.

Pour le bébé, des sensations et stimulations nouvelles et différentes : il se laisse bercer, comme flottant à la surface du liquide, c’est doux, calme.

Ils retrouveront ces  sensations agréables et rassurantes pendant le travail, lors des bercements répétés entre les contractions.

   4.Le recentrage du bassin

Souvent la femme enceinte, déviée de son centre de gravité, projette le bébé hors du bassin. Elle accentue ainsi la cambrure de la colonne vertébrale et peut avoir mal au dos. Le bébé, lui, n’est plus soutenu dans le bassin de sa maman.  Nous inviterons, par un appel affectif, la mère à ‘habiter’ son bassin, à redonner espace et volume au bas de la colonne et dans le sacrum. Le bébé, invité également par le père de l’extérieur et par la mère de l’intérieur peut s’y réinstaller. Le bas du dos, les flancs s’ouvrent, la lordose lombaire disparaît, le ventre s’aplatit, s’assouplit, la femme donne de l’espace au bébé ‘en arrière’. C’est là que, lors de l’accouchement, le père pourra aider son bébé à descendre.

2ème phase 

A la manière de la construction d’un puzzle, les apprentissages de la 1ère phase s’intègrent comme des éléments complémentaires, pour réaliser l’accompagnement du travail, de l’accouchement, et de la naissance du bébé. Comme des poupées russes s’emboîtent l’une dans l’autre, la mère soutiendra le bébé, le père soutiendra  mère et bébé, l’haptonome, l’équipe médicale, l’institution soutiendront  père mère et bébé.

   5.Le prolongement 

Comment gérer les contractions, comment rester ouverte quand la sensation devient violente, difficile à supporter, comment continuer à guider le bébé vers le bas ?

La contraction, c’est comme une vague, une vague puissante, qui déferle, et sur son passage, ouvre le col de l’utérus, puis entraîne le bébé, … et une autre, et une autre encore.

Il y en a beaucoup. Elles durent des heures, jusqu’à ce que le col soit effacé, qu’il ait disparu.

Souvent, durant ce processus, c’est si fort que la femme se tend, se referme, résiste, son tonus, sa vulnérabilité à la douleur augmente. Elle a mal.

Il  faut de l’espace aux contractions pour déferler, de l’espace à la mesure de leur intensité. Alors, à chaque contraction, c’est l’homme qui va donner cet espace à sa femme.

Il va tirer au niveau du creux du genou, ou de la ‘ tendre chair’ (partie interne du haut de la cuisse), donnant une direction, avec force, présence, détermination, pour aider sa femme à s’ouvrir, à créer le passage, la place, pour que ce bébé, leur bébé, puisse sortir, puisse naître, puisse venir au monde.

Et la femme se prolonge, elle cesse de se fermer sur elle et sa douleur, elle dépasse cette sensation, elle refait confiance, elle va vers son homme, le père et y entraîne le bébé.

Son souffle s’approfondit, s’amplifie, s’élargit naturellement … c’est le souffle physiologique, celui qui contribue à accomplir la dilatation du col.

Entre les contractions, grâce aux bercements, au modelage des jambes, l’homme continue à donner à sa femme, et au bébé, douceur, rassurance, présence affective, contenant, leur permettant de se sentir en sécurité, de continuer le processus physiologique de la dilatation: augmentation de la sécrétion d’endorphines, augmentation de la sécrétion d’ocytocine, augmentation du  seuil de la douleur, préparation pour une nouvelle contraction.

Le choix de recourir à une anesthésie péridurale, quand la douleur devient difficile à supporter, ne rend pas caduques ces propositions : guider, encourager le bébé, (la péridurale aide la mère, pas l’enfant) accompagner la mère, donner la direction et ouvrir le chemin demeurent nécessaire. L’intensité de la présence du père change, pas sa qualité.

                Accoucher c’est extraordinaire et difficile. Naître aussi c’est extraordinaire et difficile.

A la lumière des connaissances accumulées depuis trente ans dans le domaine des thérapies régressives,  du rebirth, de l’hypnose, il apparaît que le bébé à naître vit pendant le travail des sentiments tels que la peur, l’angoisse, la solitude : ‘j’ai peur’, ‘je suis tout seul’, ‘je suis coincé’, ‘je ne sais pas par où aller’,’ je ne suis pas prêt’, ‘je ne vois pas le bout du tunnel’, etc

et pourtant… Votre bébé doit naître, il doit traverser seul cette expérience.

Et si, grâce à ces contacts répétés, à ce lien affectif déjà créé, à ces moments de détente prénataux, il pouvait vivre cela autrement ?

Oui, le bébé qui expérimente seul les contractions de dilatation pendant des heures, puis les contractions d’expulsion vivra autrement cette expérience que le bébé guidé vers le bas de l’intérieur par sa mère, positionné et appelé de l’extérieur par son père, bercé, rassuré, réconforté par des bercements entre les contractions. Celui-là n’est plus seul, il est accompagné par sa maman et par son papa pour vivre cette expérience ! Quelle différence !

   6.Les peurs

Une séance sera consacrée aux questions, doutes, peurs liés à cette expérience, pour la mère comme pour le père.

Peur d’avoir mal, de l’inconnu, de se montrer vulnérable, de ne pas y arriver, peur de mettre au monde un bébé imparfait, peur d’un accident, … peur de ne pas être une bonne mère, un bon père, de ne pas comprendre le bébé, peur de ne pas se retrouver en tant que couple, de ne pas savoir donner sa juste place à un aîné.

C’est important d’avoir l’opportunité de mettre des mots. Souvent chacun se sent beaucoup mieux d’avoir pu partager ses inquiétudes. La peur diminue, la confiance grandit.

   7, 8, 9.Les positions de travail

Les séances suivantes sont consacrées à l’apprentissage des différentes possibilités de positions de travail. L’apprentissage du père continue.

Il est important que la femme se sente autorisée, pendant l’accouchement, à se mobiliser librement selon ses sensations, pour favoriser le travail et l’engagement du bébé.Nous explorerons ensemble les positions où la maman est couchée sur le sur le dos ou sur  le côté, la position verticale, le père derrière la mère, debout, assis ou sur le ballon, …etc. Le compagnon apprend et expérimente, pour chacune des positions : comment placer sa femme pour assurer la meilleure posture qui aidera le bébé à trouver son chemin et les contractions à être plus efficaces ; que faire pendant la contraction ; et entre elles ?

La dilatation évolue, le bébé descend, il connaît le chemin.

   10.La poussée

En continuant à accompagner affectivement son enfant et à lui ouvrir le chemin, la mère apprend les sensations liées à la descente du bébé, le réflexes d’expulsion, la poussée naturelle, la poussée volontaire, les postures possibles d’expulsion.

Le père est toujours présent, encourageant, soutenant.

 3ème phase

   11.Accueil du bébé et portage

La dernière séance avant l’accouchement est aussi la première d’une série de rencontres qui s’égrèneront jusqu’à l’autonomisation du bébé, à l’acquisition de la marche.

Cette 3ème phase est fondamentale. Elle s’adresse évidemment aux bébés accompagnés haptonomiquement pendant la grossesse, mais aussi aux familles qui n’ont pas eu cette possibilité.

L’accueil du bébé

Imaginons : le bébé nait, posé sur le ventre,  premier souffle, premier cri, premier regard, découverte, émerveillement, émotion partagée… la rencontre.

Puis les premiers soins : prise de la température rectale, sonde nasale, piqure intramusculaire dans la fesse, crème dans les yeux, pesée… ces pratiques routinières, si elles sont parfois nécessaires pour votre nouveau-né sont toujours désagréables. C’est le moment pour le père d’accompagner le bébé dans la salle de soins pour le sécuriser, le rassurer par sa voix, ou son toucher, les pleurs cessent, le bébé reconnait une présence familière dans ce  grand monde nouveau et inconnu.

Séances postnatales

Le portage

La personne qui touche, porte, prend soin d’un bébé lui communique forcément des sensations, émotions, qui constituent le premier langage que le bébé apprend. Avec nos mains, nous lui parlons.

Elle lui communique sécurité ou insécurité, dépendance ou autonomie, angoisse ou confiance.

Nous désirons développer chez l’enfant sa sécurité de base et son autonomie, dès la naissance.

Un bébé porté comme un paquet se sent un paquet, se comporte comme un paquet : passif, dépendant, il subit. L’approche haptonomique propose de soutenir l’enfant par la base, toujours.

L’enfant peut ainsi s’appuyer sur cette base, ‘son fondement’, se déployer, redresser sa colonne vertébrale, explorer l’équilibre de sa tête.

Tu te portes avec notre soutien

bébés portés par la base

bébés portés par la base

Ainsi soutenu dans son axe, c’est un être humain debout, tourné le plus possible vers l’extérieur,  il peut s’ouvrir au monde, créer avec son entourage des relations bien différentes d’un bébé essentiellement couché.

Ces propositions se font en respectant les besoins fondamentaux du bébé, ses rythmes et ses stades de développement.

Les jeux d’éveil

Au cours des rencontres postnatales, dès la sortie de la maternité puis à un mois, trois mois, et jusqu’à la marche, l’apprentissage sécurisant et ludique continue: nous faisons à l’enfant et aux parents des propositions de jeux, de positions, qui lui permettent de communiquer clairement avec son corps ses envies, ses choix: être actif, se tenir droit,  explorer son équilibre, être en relation, être curieux…ou se déposer, se reposer, rentrer dans son monde intérieur, observer.

Un vrai dialogue se noue, où l’enfant peut exprimer son intention par son corps entier, seul ‘outil’ à sa disposition pour communiquer, avant l’acquisition de la parole.

Au fil des semaines il expérimentera, selon son évolution,

  • les différentes positions ouvertes au monde,
  • les retournements accompagnés,
  • les jeux d’équilibre sur le ballon
  • l’invitation à la position assise
  • l’ancrage de la base et des talons quand l’enfant cherche à se mettre debout
  • l’exploration de la position ventrale en respectant les déplacements synergiques,
  • la capacité de passer avec fluidité et en confiance d’un plan de l’espace à l’autre,
  • et plus …

Ainsi les parents se sentent accompagnés, soutenus, guidés, ils découvrent des clés pour comprendre le langage de leur enfant, respecter ses besoins, créer des nouveaux jeux, encourager chez lui des compétences souvent insoupçonnées, ils apprennent et font confiance.

Les bébés accompagnés de cette manière tiennent leur tête et leur colonne dès les premiers jours s’ils sont soutenus par la base, et souvent restent précoce sur le plan moteur. Ils développent également une maîtrise exceptionnelle de leur équilibre. Cependant ils sont surtout remarquables sur le plan psychologique et relationnel: ils se distinguent des autres enfants par la qualité particulière de leur présence, éveillés, paisibles, curieux, désireux d’entrer en contact.

Conclusion

Tout en étant un évènement naturel d’une extrême banalité, l’arrivée d’un enfant dans une famille constitue inévitablement un bouleversement de l’identité de chacun, homme, femme, couple,

Du fond de sa nuit utérine, le bébé est déjà très sensible au monde extérieur, il sens et ressent. La période qui se passe dans le ventre de sa maman est très importante sur le plan affectif. Les premiers liens se tissent, contacts, caresses, mots doux. La communication avec le bébé par le toucher affectif donne l’occasion au couple de développer sa qualité de présence, une expérience riche de compréhension l’un de l’autre, de rapprochement, de plaisir, de joie.

Davantage qu’une préparation à l’accouchement, c’est une préparation à la parentalité, un apprentissage de ’l’être ensemble’, une éducation à l’affectivité.

L’accompagnement haptonomique appliqué au début de la vie a pour objet de soutenir le développement de la sécurité de base du bébé et de ses parents, réalisant ainsi la prévention de troubles ultérieurs du développement de l’être et de la relation parents enfants,

Enfin, c’est en renforçant l’attachement entre l’enfant et ses parents au début de la vie,  par la qualité du lien pendant la grossesse, par l’expérience d’une naissance harmonieuse vécue ensemble, par une attention portée aux premières semaines et mois de vie, que l’enfant pourra se détacher simplement et devenir un être humain complet, autonome, prenant sa place dans sa vie et dans le monde.


Coordonnées d’Arielle – Merci ♥

Arielle

  • Arielle Nuchowicz
  • Médecin, gynécologue,
  • Praticienne en haptonomie pré et postnatale,
  • Formée en Thérapie systémique, de couple et de famille
  • Chant prénatal et Massage des bébés,
  • Biodanza pour adultes et enfants,
  • Conteuse, lectrice à voix haute,
  • Doula, Intervenante en périnatalité, parentalité, et santé originelle.
  • Formatrice

originel@skynet.be


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Présentation de la sophrologie prénatale pour améliorer son vécu de maternité et s’approprier son expérience de mise au monde


Les points clef de la sophrologie prénatale 

Ce qu’il faut en retenir


– Il s’agit d’une discipline qui a été créée en 1960 par le Pr Alfonso Caycedo, neuropsychiatre.

– Ses principaux objectifs étaient d’étudier les énergies positives de la conscience et de proposer des pratiques de base pour renforcer nos prises de conscience et mieux vivre notre existence.

– La sophrologie prénatale est une application de cette discipline au domaine de la maternité.

– Les exercices de relaxation, dite dynamique, qu’il propose se réalisent dans un état privilégié de conscience, entre veille et sommeil (le niveau sophro-liminal) ce qui permet d’ancrer davantage en soi ce qui est développé en séance.

– La personne qui pratique la sophrologie va pouvoir stimuler de manière autonome différentes capacités généralement peu exploitées : la détente, la concentration, la contemplation, le lâcher prise, les intuitions, la gestion du stress et des émotions, la capacité de positiver et de se projeter, un alignement avec ses valeurs, la confiance en soi et en ses capacités. Elle est ainsi amenée à développer sa qualité de vie et à découvrir ses potentialités individuelles en mobilisant le positif qui est en elle.

– Selon moi, la sophrologie présente 3 avantages essentiels à tout travail sur soi :

  • La stimulation du positif : la sophrologie a pour principe de base d’activer le positif, c’est à dire de réveiller et de stimuler les ressources intérieures de la personne. Tout ce qui peut présenter un caractère positif (ressentis, sentiments, valeurs, intuition, son, odeur, …) est dirigé vers la conscience sous forme de sensations, de mots ou d’images. Ce processus fait appel à l’optimisme et aux qualités positives du sujet pour les fixer dans sa réalité. On oublie trop souvent de mettre en avant le positif des choses que l’on vit et seul le positif permet un développement solide (de la mère, des parents, du couple, de la famille…).

  • La sophro-acceptation progressive : elle consiste à vivre par anticipation une action, une situation à venir d’une façon positive et constructive. Au lieu des projections habituellement négatives ou des fantasmes qui encadrent la maternité, la patiente choisit de mettre en place des scénarios de comportements ajustés. Ce n’est plus un inconnu qui suscite la peur auquel elle doit faire face le moment venu, mais un connu qui suscite une expérience positive déjà suggérée à et par la conscience. Une chose importante, et ce que je trouve intéressant avec la sophrologie, c’est que notre corps ne fait pas la différence entre ce qui a réellement été vécu ou ce qui a été travaillé et porté à la conscience durant une séance de relaxation. Nous emmagasinons le bien être des séances dans nos cellules. Mais surtout, en travaillant le positif de notre conscience, nous colorons celle-ci de manière positive et toutes nos expériences de vie futures n’en seront que plus fluides. Nous ne voyons, percevons, comprenons les choses qu’au travers de notre état de conscience. Si nous voyons la vie en rose et que nous sommes au sommet d’une vague, toutes les choses de notre vie auront cette coloration, cette motivation, cet engouement. À contrario, si nous sommes de mauvaise humeur, à broyer du noir, la moindre petite chose devient montagne et se fait plus pesante. L’état de notre conscience colore nos expériences.
  • Un temps de qualité pour se rencontrer : les exercices se font de manière dynamique mais dans une ambiance intérieure de calme et de détente profonde qui facilite la rencontre avec son intériorité profonde. Dans notre société occidentale, nous avons peu l’occasion de nous arrêter pour nous demander qui nous sommes vraiment, ce que nous attendons de la vie, ce que nous avons envie de célébrer. Les exercices de sophrologie sont assez simples et adaptés à notre « ignorance » du rendez-vous privilégié avec soi-même et son bébé. Ils nous apportent un temps de qualité guidé pour une efficacité assurée. Au départ la conscience est comme un cheval fou, non dressé, qui part dans tous les sens. Mais petit à petit on apprend à « dompter » cette conscience et à être plus à l’écoute, nous avons moins de pensées parasites et plus de vivance intérieure. On se sent comme ré-enchantée car tellement plus connectée à soi-même.


Les résultats obtenus grâce à cette approche


En tant qu’outil de préparation à la maternité, la pratique de la sophrologie est particulièrement intéressante pour la future maman et a présenté dans mon cas des avantages majeurs (il doit y en avoir certainement d’autres propres à chacune) :

  • La pratique des différents exercices apporte une meilleure gestion des désagréments de la grossesse. Dans la vie de tous les jours, cette relaxation dynamique concentrative vous aide à mieux faire face aux petites difficultés telles qu’une respiration peu aisée due aux congestions physiologiques de la femme enceinte ou à la place que prend le bébé dans l’abdomen (surtout au 3ème trimestre), les nouvelles formes qu’imposent la grossesse, les jambes lourdes de fin de journée, les maux de dos dû au poids de cet utérus gravide, les insomnies, les nausées de fatigue, etc. En outre, l’accent étant davantage mis sur le vécu du positif (du corps, des sensations, des émotions, …), les éléments négatifs tels que les désagréments de grossesse prennent de moins en moins de place. Les choses sur lesquelles nous portons notre attention grossissent et si l’attention se tourne vers un vécu positif de la grossesse, ce vécu deviendra réalité vécue.
  • La gestion des peurs et des angoisses face à l’accouchement. En faisant prévisualiser les différentes étapes de l’accouchement, les séances de sophrologie permettent de diminuer l’anxiété liée à la peur de l’inconnu. Elle aide à anticiper la situation pour mieux l’appréhender. Cette sensation d’inconnu est diminuée et vous vous sentez plus présente pour vivre cette expérience.
  • La gestion de la douleur et l’accouchement en pleine conscience. Au plus vous pratiquez de séances de relaxation, au plus facile vous arriverez à vous mettre dans un état de relaxation profonde. Un tel état, peut diminuer la perception douloureuse et l’intensité des contractions ce qui vous permettra de mieux les accompagner dans leur travail d’ouverture. Cette détente vous aidera aussi à éviter toute fatigue inutile et à n’offrir aucune résistance musculaire au bon déroulement de l’accouchement, ce qui le rend, généralement, plus rapide. Vous n’êtes pas déconnectée de votre bébé et du travail qui s’opère en vous, vous en êtes toute remplie et en conscience. Vous ne luttez pas contre une sensation douloureuse mais vous accueillez l’ouverture et la rencontre.
  • La diminution du baby-blues lié à un manque de repères. Généralement, une femme enceinte place l’accouchement comme l’événement ultime de la grossesse alors que d’une certaine manière il n’est que le point de départ d’une nouvelle vie. La nouvelle accouchée se retrouve souvent perdu et en manque de repère face à cette toute nouvelle dynamique. Les séances de sophrologie, par la technique de futurisation, vous propose de voyager également dans l’après accouchement, dans cette vie ou votre bébé est présent physiquement. Nouvellement mère, vous n’avez ainsi pas de manque de repère après l’accouchement et vous le replacez dans une histoire continue.
  • Une meilleure libération hormonale favorisée par cet état particulier de détente et de vigilance, de respiration et de posture. Durant le travail d’accouchement, le pôle préfrontal du cerveau, lieu de l’anticipation, de la prévision, de l’angoisse, du bagage de la civilisation, doit être « déconnecté » des autres régions cérébrales, comme mis sur « off ». Dans cette situation de déconnexion, la femme peut alors retrouver l’accouchement naturel » tel qu’il est inscrit dans son cerveau archaïque. Il semblerait que cette posture du 3ème degré et cette préparation progressive au « lâcher prise » favorisent cette mise en veille. La femme peut alors quitter un état de crispation involontaire et le corps est alors dicté par sa propre physiologie hormonale.


Les témoignages de parents

Voici un beau témoignage de Julie qui se met à vous parler de la sophro et de ce que ca lui a apporté dans le cadre de mon suivi vers la minute 5 

Concrètement, comment se déroulent les séances ?


Une séance dure en moyenne 10 à 45 min selon le niveau d’entraînement et ce que l’on souhaite travailler. Les séances se composent ainsi :

  • On commence toujours par une sophronisation de base (mise dans un état de relaxation et d’écoute de son monde intérieur) et on termine par une désophronisation (reprise du tonus habituel) et un dialogue écrit ou oral du vécu de la séance.
  • Entre les 2, la composition de la séance dépend un peu de l’objectif poursuivi et du stade d’évolution dans ta pratique. Des exercices des différents degrés peuvent être combinés les uns aux autres. Entre chaque exercice, il peut également avoir des pauses d’intégration afin d’amener les sensations ou les phénomènes vécus à la conscience et de s’en rendre compte.

Remarque : le Pr Caycedo en inventant sa méthode a mis en place tout un vocabulaire et un terpnos-logos (ton lent et monocorde) pour chacune des techniques.


Et pour que ce soit encore plus concret, je vous propose ici une petite séance  Cadeau à toutes les futures mamans  


Lien vers les autres « préparations naissance »

Le yoga prénatal L’hypno-naissance  La respiration consciente    Le chant prénatal La doula
   La préparation aquatique     La sophrologie   L’ostéopathie   La préparation affective La couture en conscience
La respiration consciente : relaxation, confiance en soi, autonomie

La respiration consciente : relaxation, confiance en soi, autonomie


Le salon virtuel des préparations naissance : la respiration consciente


Bienvenue dans cette série d’articles consacrés aux préparations naissance. Avec ce salon virtuel, j’ai eu envie de vous donner de l’information au sujet des différentes « préparations naissance » qui existent sur le marché du périnatal. Je mets entre guillemets car le terme « préparation naissance » n’est parfois pas tout à fait adéquat tant les outils proposés accompagnent bien souvent la maman et/ou le couple dans leur aventure de parentalité et ne se cantonne pas uniquement à préparer pour l’accouchement. Au travers d’interview d’experts praticiens j’ai vous apporter des réponses aux questions telles que : de quoi parle-t-on ? quels sont les principes ? quels sont les objectifs visés ? les résultats recherchés ? comment se passe une séance avec ce type de préparation ?… Mais au-delà de tout ce questionnement auquel les futures mamans/parents font face, je voulais aussi mener avec vous une réflexion autour de cette notion de « préparation naissance » et de son utilité.

Je vous invite à consulter cette vidéo d’ouverture du salon pour commencer votre exploration.

Présentation de la respiration consciente : Marie Fournier


L’interview est aussi disponible en format audio. Voici le lien pour l’écouter  en podcast

Les points clef de la respiration consciente

Ce qu’il faut en retenir


C’est une préparation très douce qui nous invite à nous reconnecter à nous-même, tant au niveau corporel que mental et spirituel.

Sachant que l’accouchement est un passage essentiel qui implique tant le physique, que le mental, que l’émotionnel et tout ce qui nous a construit, la préparation par la respiration est très complète.

Se préparer par la respiration, c’est se reconnecter à nos propres ressources, à notre puissance féminine qui « sait ».
C’est une façon de trouver le calme, la sérénité et de pouvoir y revenir dans des moments de tension. C’est apprendre à accueillir ses émotions et les dépasser, c’est apprendre à traverser la peur qu’on peut ressentir lors de l’accouchement par la confiance acquise pendant la préparation.

Cette préparation peut aussi nous aider à libérer des tensions psychiques en lien avec notre propre naissance ou d’autres émotions fortes inscrites dans le corps et qui pourraient agir comme des blocages lors de l’accouchement. S’en libérer nous permet de vivre notre propre accouchement, sans intrications extérieures.


Les résultats obtenus grâce à cette approche


Les résultats obtenus grâce à la respiration consciente sont, pour la maman :

  • Une plus grande liberté
  • Une plus grande autonomie
  • Une meilleure faculté à se relaxer
  • Une plus grande facilité à lâcher prise
  • Une plus grande faculté à accueillir ses émotions
  • Un nettoyage profond de ce qui les encombre à l’intérieur
  • Une plus grande confiance en soi et en ses capacités

Grâce à ces facteurs, les mamans peuvent plus facilement traverser l’expérience de la naissance de manière fluide, confiante et physiologique. La confiance acquise lors des séances de respiration aura une influence sur la confiance en ses compétences à accoucher qui se répercuteront de manière positive sur ses compétences de maman.


Les témoignages de parents

Anonyme
« Adan s’est installé à l’improviste dans mon ventre en février 2016… Aujourd’hui, plus aucun doute ne subsiste en moi. Adan est un merveilleux cadeau que la vie nous fait et sa présence est une invitation permanente à l’émerveillement dans l’instant. Mais lorsque j’ai appris la nouvelle, l’angoisse m’a étreinte toute entière en même temps que la joie et il m’a fallu du temps et du travail pour les démêler… et faire le choix libre d’accueillir cette nouvelle vie dans mon sein. Ma liberté… Elle aurait pu me mener à avorter et je l’ai envisagé. Elle a toutefois pris cette forme subtile et non duale d’accueillir et d’aimer ce qui est, de placer ma confiance en la vie qui sait mieux que moi… Je ne parle pas de fatalité. Je parle d’une vraie liberté, d’une sensation intense d’être puissante, actrice de ma vie, tout en me confiant à son flux. Je dois la joie que je ressens d’avoir Adan auprès de moi au temps que je me suis donné pour écouter mon âme et la sagesse universelle dont elle fait partie. La respiration consciente est une voie d’accès directe vers celles-ci. Elle m’a accompagnée pendant les neufs mois de ma grossesse, jusqu’au matin de la naissance d’Adan et m’a aidée à dénouer angoisses et questionnements. Chaque séance m’a apporté sérénité, clarté, autonomie et amour. ». 

 

Concrètement, comment se déroulent les séances ?


Une séance de préparation par la respiration dure environ 1h45 et se déroule dans un cadre chaleureux, cocoonant.

Elle se pratique avec la maman uniquement. Le papa peut être présent pour la première partie et sera ensuite invité à sortir de la pièce.

La séance commence par un temps d’échanges autour de ce que vit la maman/le couple.

La maman sera ensuite installée confortablement, couchée ou assise, les yeux fermés.IMG_7498

Une musique accompagnera son souffle ample et continu pendant 30 minutes.

Le praticien reste aux côtés de la maman pour l’accompagner en silence.

Après la demie heure de respiration, la maman sera invitée à se tourner sur le côté et sera enveloppée d’une couverture afin d’intégrer l’expérience, et ce pendant 15 à 20 minutes.

La séance se clôture par quelques mots avec le praticien et une tasse de thé 😊

Je propose aux futures mamans des séances une fois par mois jusqu’au 5ème mois et ensuite une séance toutes les 3 semaines jusqu’à la naissance.

Le papa peut également profiter de séances individuelles de respiration pour se préparer à sa paternité ! 😊


Coordonnées de Marie – Merci ♥

vinciane

Marie Fournier 

Thérapeute psycho-corporel  – doula – coach parentale – communication connectée 

0479 70 23 15 –  marie.naitreparents@gmail.com

 www.naitre-parents.be

Lien vers les autres « préparations naissance »

Le yoga prénatal L’hypno-naissance  La respiration consciente    Le chant prénatal La doula
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La doula : espace d’écoute et de soutien, à la rencontre de ce qui est juste pour chacune

La doula : espace d’écoute et de soutien, à la rencontre de ce qui est juste pour chacune


Le salon virtuel des préparations naissance : la doula


Bienvenue dans cette série d’articles consacrés aux préparations naissance. Avec ce salon virtuel, j’ai eu envie de vous donner de l’information au sujet des différentes « préparations naissance » qui existent sur le marché du périnatal. Je mets entre guillemets car le terme « préparation naissance » n’est parfois pas tout à fait adéquat tant les outils proposés accompagnent bien souvent la maman et/ou le couple dans leur aventure de parentalité et ne se cantonne pas uniquement à préparer pour l’accouchement. Au travers d’interview d’experts praticiens j’ai vous apporter des réponses aux questions telles que : de quoi parle-t-on ? quels sont les principes ? quels sont les objectifs visés ? les résultats recherchés ? comment se passe une séance avec ce type de préparation ?… Mais au-delà de tout ce questionnement auquel les futures mamans/parents font face, je voulais aussi mener avec vous une réflexion autour de cette notion de « préparation naissance » et de son utilité.

Je vous invite à consulter cette vidéo d’ouverture du salon pour commencer votre exploration.

Présentation de l’accompagnement par une doula: Anne-Frédérique de Wilde


L’interview est aussi disponible en format audio. Voici le lien pour l’écouter  en podcast

Les points clef de l’accompagnement par une doula

Ce qu’il faut en retenir


Choisir de se préparer à la naissance d’un enfant avec une doula à ses côtés, c’est s’offrir un accompagnement humain avant tout, un soutien émotionnel, relationnel, affectif et informatif en complément d’un suivi médical.

L’accompagnement d’une doula c’est :

  • une écoute bienveillante et sans jugement
  • l’accueil inconditionnel du vécu et ressenti de la maman/des parents
  • de l’information afin de permettre à la maman/aux parents de faire des choix justes et éclairés
  • le soutien des (futurs) parents dans leurs choix, quels qu’ils soient
  • un soutien et une présence bienveillante durant la grossesse, l’accouchement et après la naissance
  • du soutien durant les épreuves éventuelles
  • du soutien pour l’allaitement si c’est le choix de la maman
  • etc.

Chaque doula a sa propre personnalité, sa propre couleur et parfois des outils complémentaires. Les accompagnements que je propose peuvent, si cela parle aux parents, être colorés par la Parole au Bébé. Cette communication de coeur à coeur, d’âme à âme avec le bébé permet d’ouvrir un espace de parole au bébé, in utero et après la naissance. Un autre type de lien se crée, où tant les parents que le bébé sont entendus, respectés, choyés…


Les résultats obtenus grâce à cette approche


Les résultats obtenus grâce à l’accompagnement par une doula ont été mis à jour lors d’études réalisées au Guatemala, dans un hôpital américain aux pratiques obstétricales modernes, où 412 femmes primipares ont été divisées en 2 groupes. Un groupe de femmes a eu un suivi médical traditionnel sans accompagnement émotionnel particulier. Dans l’autre groupe, chaque femme a été accompagnée de manière suivie par une doula. Il en est ressorti:

  • 50% de diminution du taux de césarienne
  • 25% de réduction du temps de travail
  • 60% de réduction de demande de péridurale
  • 40% de réduction d’utilisation d’ocytocine de synthèse
  • 30% de réduction d’analgésique
  • 40% de réduction de l’utilisation de forceps
  • moins de dépression post-partum
  • un meilleur taux d’allaitement et un allaitement plus long

Un autre “résultat” que je m’efforce personnellement d’apporter aux mamans, c’est une plus grande conscience de leur féminin sacré, une plus grande confiance en elles, en leurs ressentis, en leur force, une reconnexion avec leur moi profond, avec ce qui est profondément juste pour elles.


Les témoignages de parents

 Avec un parcours déjà difficile, 3 fausses couches, un bébé à terme, à nouveau une fausse couche et une grossesse gémellaire, j’étais soulagée et heureuse de connaître une doula à l’époque. En même temps que j’apprenais cette double bonne nouvelle, mon mari venait de perdre son travail, notre aîné était en pleine crise d’opposition et moi, j’étais seule devant 4000 questions auxquelles personne de mon entourage, ni le personnel médical ne pouvait répondre. J’apprenais que ma grossesse serait difficile à cause d’un placenta praevia: alitée à 4 mois, et hospitalisée à 7 mois. Anne-Frédérique m’a apporté beaucoup de soutien grâce à son expérience de maman de jumeaux et ses nombreux conseils. Jamais je n’ai eu l’impression de poser une question de travers, elle a toujours pris tout son temps. Elle prenait son temps!!! Je me suis sentie en totale confiance et ses explications sur le portage (entre autres!) m’ont été réellement bénéfiques pour la suite. Une fois les bébés nés, Anne-Frédérique m’a conseillée par rapport à l’allaitement et a pu écouter ma tristesse et ma détresse lorsque j’ai été séparée d’un de mes jumeaux moins de 24h après sa naissance sans même avoir pu le prendre dans mes bras. J’avais l’impression que seule elle pouvait comprendre et m’apporter ce réconfort. Les gens autour de moi relativisaient beaucoup, sauf elle! Ce fût une oreille bienveillante mais aussi réconfortante. Nous avons partagé au sujet du sommeil (des petits et du mien), du portage, de l’organisation, de la souffrance dû au reflux terrible d’un de mes jumeaux, au sujet de mon aîné, mais aussi aide concrète (livres, bonnes adresses ostéopathe et autres, proposition d’aide pour les sièstes, etc) Merci à toi !” Valérie  
Emmanuelle
 “Lorsque j’ai appris ma grossesse, j’ai été submergée d’émotions. J’étais heureuse mais terrifiée à l’idée de mal faire quelque chose pour mon bébé. Médicalement, j’ai été très bien suivie tout au long de ma grossesse. Mais il s’est rapidement avéré que le personnel médical ne pouvait pas accueillir mes nouvelles émotions, ni répondre aux peurs et aux questions (non-médicales) que cette grossesse posait en moi. Le résultat est qu’après 3 mois, j’étais en souffrance. Mes amis et mon époux étaient présents pour m’écouter et essayer de me comprendre mais je ne trouvais pas l’apaisement dont j’avais besoin pour poursuivre ma grossesse plus sereinement. Ma soeur m’a alors parlé d’Anne-Frédérique et de Douceur en Mère. J’ai pris rendez-vous et l’accompagnement a commencé. Je l’ai rencontrée à plusieurs reprises en fonction de mes besoins. J’ai découvert un espace de paroles libre et sans jugement où l’écoute, la compréhension et la réaction positive à ce que je vivais m’ont soulagée. Cet espace me permettait de “vider mon sac”, de poser mes questions, d’être écoutée mais entendue aussi, de me sentir “normale” et soutenue notamment. Cet accompagnement m’a permis de vivre une grossesse plus douce ” Emmanuelle

 

Concrètement, comment se déroulent les séances ?


Aucune rencontre doula ne se ressemble puisque chacune est aux couleurs des besoins du moment de la (future) maman, des (futurs) parents.
Lorsqu’une femme entre chez moi, je veille à ce qu’elle soit installée confortablement, qu’elle ait tout ce dont elle a besoin. Et puis je commence par l’écouter. Avec toute mon attention, l’écouter pleinement, la rencontrer dans ce qu’elle vit, la comprendre. Je l’écoute avec empathie, avec amour, sans jugement. J’ai à coeur d’offrir un espace où toutes les émotions sont les bienvenues et peuvent être exprimées en sécurité.
Selon la demande de chaque femme, de chaque couple, nous abordons différents thèmes au fil des rencontres: les peurs, le corps qui se transforme, la douleur, l’accouchement, le retour à la maison, l’allaitement, la péridurale, la place du papa, le nouvel équilibre familial, etc.
Si les parents le souhaitent, je peux être présente à leurs côtés durant l’accouchement.

Les rencontres en post-partum sont aussi adaptées aux besoins de la maman / des parents. Soutien dans la mise en place de l’allaitement, retour sur l’accouchement, les pleurs, grandir en confiance dans le lien avec le bébé, …
Je dispose d’autres outils spécifiques que je mets évidemment à disposition des bébés et de leurs parents à leur demande: portage physiologique, parole au bébé, etc

L’accompagnement se termine quand les parents le souhaitent et sont en confiance, prêts à continuer leur chemin dans la sérénité.

Toutes les informations au sujet des doulas, ainsi qu’un annuaire des doulas par région sont disponibles sur le site de l’Association Francophone des Doulas de Belgique: www.doulas.be.


Coordonnées de Anne-Frédérique – Merci ♥

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Anne-Frédérique de Wilde – Douceur en mère 

Je reçois à Perwez (Brabant Wallon)

0472/773828 – douceurenmere@gmail.com

www.douceurenmere.be  – www.facebook.com/douceurenmere 


Lien vers les autres « préparations naissance »

Le yoga prénatal L’hypno-naissance  La respiration consciente    Le chant prénatal L’haptonomie
   La préparation aquatique     La sophrologie   L’ostéopathie   La préparation affective La couture en conscience
L’ostéopathie: le corps en mouvement

L’ostéopathie: le corps en mouvement


Le salon virtuel des préparations naissance : l’ostéopathie


Bienvenue dans cette série d’articles consacrés aux préparations naissance. Avec ce salon virtuel, j’ai eu envie de vous donner de l’information au sujet des différentes « préparations naissance » qui existent sur le marché du périnatal. Je mets entre guillemets car le terme « préparation naissance » n’est parfois pas tout à fait adéquat tant les outils proposés accompagnent bien souvent la maman et/ou le couple dans leur aventure de parentalité et ne se cantonne pas uniquement à préparer pour l’accouchement. Au travers d’interview d’experts praticiens j’ai vous apporter des réponses aux questions telles que : de quoi parle-t-on ? quels sont les principes ? quels sont les objectifs visés ? les résultats recherchés ? comment se passe une séance avec ce type de préparation ?… Mais au-delà de tout ce questionnement auquel les futures mamans/parents font face, je voulais aussi mener avec vous une réflexion autour de cette notion de « préparation naissance » et de son utilité.

Je vous invite à consulter cette vidéo d’ouverture du salon pour commencer votre exploration.

Présentation de l’ostéopathie: Aurélie de Schoutheete


L’interview est aussi disponible en format audio. Voici le lien pour l’écouter  en podcast

Les points clef de l’ostéopathie

Ce qu’il faut en retenir


L’ostéopathie est une discipline médicale bien établie, reconnue, régulée par la loi et partiellement remboursée. Elle s’appuie sur une compréhension détaillée de l’anatomie, de la physiologie et des processus pathologiques.

A travers un toucher très doux, l’ostéopathe aide le système musculo squelettique et les différents systèmes du corps (nerveux, digestif, circulatoire…) à se rééquilibrer.

Plus spécifiquement, pendant la grossesse, les changements hormonaux et le poids du bébé à l’avant du corps changent la structure du corps. Les douleurs qui peuvent en résulter sont soulagées par l’ostéopathie.

Pour préparer l’accouchement, il est important d’examiner la structure et les mouvements  des articulations du bassin et de rééquilibrer ce dernier pour faciliter la naissance.

L’ostéopathie aide à se sentir pleinement dans son corps, à pouvoir l’apprécier et à lui faire confiance. A être incarné dans son corps de femme.


Les résultats obtenus grâce à cette approche


Les résultats obtenus grâce à la préparation à l’accouchement en ostéopathie sont:

  • Un examen clair de la mobilité des articulations du bassin et un rééquilibrage pour que l’accouchement ne soit pas rallongé par des restrictions de mobilité dans le bassin de la maman.
  • Un examen de la position du bébé et des techniques de positionnement foetal optimal pour réduire le temps de travail pendant l’accouchement
  • Une meilleure compréhension du corps, du processus de la naissance et aussi une confiance dans le corps dans sa capacité à accoucher.
  • Une sensation de l’intérieur de ce qu’est le périnée, comment il se détend, comment le travailler avant et après la naissance.
  • Un éventail de techniques qui aident à la gestion de la douleur à utiliser pendant l’accouchement.


Les témoignages de parents


Virginie

« Pour notre plus grand bonheur, Augusta, notre premier enfant, est venue au monde en octobre dernier. Mon ami et moi-même avions choisi comme préparation à la naissance, trois pratiques auxquelles nous nous sommes plus au moins tenus: l’haptonomie, le yoga prénatal et l’ostéopathie. Elles se complétaient merveilleusement bien, grâce au professionnalisme et à la générosité des praticiens.

L’ostéopathie avec Aurélie de Schoutheete a été (et l’est encore aujourd’hui) un soin très important pour moi et mon bébé. Cela nous a apporté cette confiance ancestrale que la femme peut accoucher naturellement, en prenant pleine conscience de son corps, sans tabou et avec cette incroyable force.

Les tensions et les désagréments de la grossesse sont  surprenants et des fois brusques dans leurs apparitions. L’ostéopathie m’a permis de les soulager et de mieux comprendre qu’elles en étaient les causes, une mauvaise position assise, un moment de stress ou encore une appréhension.

Le massage du périnée que fait Aurélie quelques semaines avant le terme a été vraiment très utile. En effet, il est des fois difficile de s’imaginer vraiment comment tout cela va se passer même après lectures, cours, schémas, dé-briefing entre copines et j’en passe ! Ce massage donne clairement un aperçu de la partie intime qui sera au ‘travail’ pendant l’accouchement. Il offre également beaucoup de ‘légitimité’ encore trop ignorée à ce muscle qui nous porte.

Aurélie avec toute sa bienveillance a su nous guider et partager avec nous ses bons conseils aux bons moments.

Un grand merci Aurélie ! » Virginie .


Concrètement, comment se déroulent les séances ?


Après à une petite discussion, je fais une observation des mouvements généraux du corps puis teste les vertèbres.  Je regarde en particulier la mobilité du bassin de la femme enceinte à travers des tests spécifiques qui m’informent de ce qui se passe dans les 3 détroits du bassin que doit traverser le bébé lors de sa naissance.

Le traitement se fait avec beaucoup de douceur pour équilibrer le corps et relâcher les restrictions de mobilité dans les articulations, les fascias, les organes… Parfois il faut aussi relâcher certains muscles plus tendus, c’est l’occasion de faire l’expérience de techniques de gestion de la douleur qui aident au moment de l’accouchement.

Dans certains cas, je travaille en techniques internes par la voie vaginale pour tester et relâcher les muscles du périnée. J’apprends aux futures mamans à se réapproprier et à travailler elles-mêmes ces muscles.

Après le traitement, je re-teste les mouvements pour vérifier que la mobilité est restaurée.

Dans les 24 à 48 heures qui suivent le traitement, il se peut que les patientes aient des réactions: maux de tête, symptômes qui empirent, fatigue… C’est normal, c’est le signe que le corps se réajuste et fait un gros travail. Prenez le temps de vous reposer et de vous hydrater.


Coordonnées d’Aurélie – Merci ♥

vinciane

Aurélie de Schoutheete (crédit photo : Lyra Lintern)

Osteopathe D.O.  Bsc (hons)  membre de la Société Belge d’Ostéopathie

Avenue Winston churchill 182, 1180 bruxelles – 0472469262

www.osteonatal.com  www.naissentiel.be


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