Comment composer sa liste de naissance ?

Comment composer sa liste de naissance ?

Quand le bien-être prime sur les besoins matériels 😊  


Lorsque la grossesse arrive dans les dernières semaines, la future maman se met souvent à penser à sa liste de naissance. Pratique surement très culturelle, j’ai l’impression que c’est par exemple plus répandu ou systématique en Belgique qu’en France. Aux US, il y a aussi la fameuse « baby shower » durant laquelle la future mère reçoit tout un tas de choses pour s’occuper de son bébé qui s’en vient. Ailleurs, il doit surement exister d’autres pratiques et façons de faire.

Dans le suivi grossesse que je propose aux femmes enceinte, je ne leur parle pas de réaliser leur liste de naissance ni ne leur recommande de se procurer tel ou tel matériel de puériculture. En revanche, je les invite à réaliser leur liste de naissance « bien-être » ! 😊 Vers la fin du second trimestre, début du troisième, je leur suggère de mettre en place une liste de naissance qui pense au-delà de tous ces objets matériels dont on a, éventuellement, besoin que trop peu de temps et de les remplacer par du bien-être pour leur quotidien de maman.

Mon avis très personnel est que l’industrie du bébé devance trop souvent nos besoins en termes de matériel de puériculture nécessaire et réellement utilisé. Les futurs parents sont régulièrement placés, surtout lorsque c’est un premier enfant, devant une liste de choses à avoir pour s’occuper d’un bébé qui dépasse le bon sens. Ces objets sont soit inutiles soit créateurs de besoin qui n’auraient peut-être pas vu le jour sans le dit objet. Je pense, sans doute suite à mes multiples expériences d’accueil d’un bébé et mes nombreux « gâchis matériel » non utilisés, qu’il est encore temps lorsque bébé est là pour aller acheter ce qui est effectivement nécessaire à ses soins et à notre confort de parents.

Vous avez besoin d’un petit bain… comment est votre bassine à linge (oui ça ne va servir que 4-5 mois)? Avec trous ou sans trous ? Et la douche, avec jet doux sur bébé, envie d’essayer ? et le bain avec papa les premiers jours et maman ensuite ? Vous avez besoin d’une chaise haute ? Relaxe, bébé ne va pas pouvoir se tenir assis avant quelques mois… peut-être qu’une amie pourra vous en prêter une… ou une vente en seconde main… Bavoirs ? la diversification se fait en général que vers 6 mois. Table à langer ? OUI ! un « must have » pour votre dos 😉 Poussette ou juste écharpe de portage pour les premiers temps ? quelqu’un dans l’entourage en a-t-il une ?

On oublie bien souvent que la période du post-partum c’est d’abord et avant tout pour que la femme puisse se reposer, prendre un temps de pause et construire un lien d’amour et de confiance avec son bébé avant de retourner dans la vie « normale et active ». Le tout sous l’aile bienveillante de son homme, alias le papa 😉

C’est un temps sacré et il est intéressant de trouver ce qui va lui permettre de s’exprimer le plus possible sans les parasites de la charge du quotidien.

Alors, à votre créativité ! et c’est parti pour la liste des bons d’une heure de massage détente (elle produira ainsi toutes les hormones nécessaires à un post-partum harmonieux 😉), une heure de ménage, une charge lessive/repassage, une semaine de repas santé dans le frigo, un panier bio remplis de bons légumes et de fruits de saison, une soirée entre mères pour échanger et se faire du bien (une copine organise et c’est mode « auberge espagnole »), des « bras reposés pour venir bercer bébé » quand les parents sont fatigués, … Laissez faire votre imagination pour penser à toutes ces choses qui vous permettront de prendre soin de vous.

Pour les amis ou famille désireuses d’aider mais en manque de temps… Il existe des organismes en ligne (livraison de paniers bio à domicile, centre de babysitting, organisme de lessive qui vient prendre le sale et ramener le propre, livraison de courses, services traiteur, … il y a des organismes de « dog walker », pourquoi pas de « baby swinger » ?) qui vous permettront d’organiser ce genre de liste de naissance inattendue mais pourtant tellement sensée !

Ça vous parle ce genre de liste ?  Comptez-vous en faire une ? si oui, partagez 😊 si non, pourquoi ?

Oser les passages de la vie

Oser les passages de la vie

Je vous partage une interview-échange réalisée avec Isabelle Challut, infirmière, auteur, accompagnante et enseignante autour de la naissance.. et depuis peu, des passages de vie.


Mais avant ça, un petit partage sur ce que cet échange m’a apporté  Si vous le souhaitez, vous pouvez accéder directement à la vidéo.


Je me souviens de la première fois que j’ai entendu Isabelle parler. C’était une interview réalisée par Maïtie Trélaün dans le cadre du sommet de la naissance, si ma mémoire est bonne… J’avais accouché de ma seconde fille peu de temps avant ça et j’avais moi aussi vécu une expérience incroyable et transformante de mise au monde de mon bébé. Dans cette interview, Isabelle décrivait tout ce que l’expérience de naissance de son second enfant lui avait apporté et comment le secret de la femme puissante et compétente de mettre au monde lui avait été révélé. Je me disais « mais c’est mon expérience qu’elle décrit » 😊. J’ai ensuite acheté son livre « La maternité au féminin » et j’ai continué mon petit bonhomme de chemin de (sage-)femme.

Puis récemment, je reçois l’annonce de son prochain séminaire organisé en Belgique. Sans les détails de l’évènement, je ne me sentais ni appelée ni dans l’urgence d’y assister. Après tout, ce sera fin octobre et moi la naissance de ma fille est prévue pour début octobre… Et Isabelle s’est mise à donner davantage de détails sur le contenu de ces 3 jours et en un coup d’œil, j’ai eu comme un flash, ce séminaire est fait pour moi ! La voilà qui compte rapprocher les 2 passages que nous avons tous en commun dans nos vies sur terre : la naissance et la mort. Je veux en savoir plus ! Je dois la contacter. Je propose à Stephanie Halleux, organisatrice de l’évènement d’interviewer Isabelle pour parler de ce séminaire et plus si possible…

Je me mets en route et en contact avec Isabelle

24 juillet, voici cette Interview « Oser les passages de la vie ».

Je ne sais pas si tout est là et bien intact car je mélange les conversations hors enregistrement et enregistrées.

Mais voici ce que cette rencontre et cet échange m’ont apporté : un élan pour vous parler de ma mère, de sa maladie, de mon vécu et surtout de ce que je viens de comprendre.


Depuis bientôt 7 ans, ma mère est malade. Elle est tombée malade lorsque j’ai repris mes études de sage-femme en 2011. Un cancer dégénératif lui annonça-t-on alors. Le choc. Elle si forte et pleine de vie, jamais fatiguée et toujours dans l’action. La voilà malade. Des mois pour obtenir un diagnostic correct et pour comprendre ce qu’elle avait. Son état se dégradait de jour en jour, elle savait alors à peine marcher et à peine parler. Finalement, les médecins trouvent… un traitement est proposé et la voilà qui revient à la vie petit à petit. Elle fera des mois et des mois de chimiothérapie pour vivre ensuite une période de « sommeil du cancer » pendant quelques années. Mais plus rien n’est comme avant. Elle n’a plus sa puissance ni sa présence d’antan. La maladie a pris une partie de ce qu’on lui connaissait et elle se retrouve nous offrant de nouvelles facettes d’elle-même. Pas moins bien, ni mieux, juste différentes.

Alors que je venais d’arriver dans notre nouvelle vie en Californie, il y a un peu plus de 3 ans, elle rechute. Le cancer reprend vie. Il faut recommencer les traitements. Nous sommes en 2014. Depuis ce jour, elle n’a cessé d’être sous chimiothérapie et autres médicaments en tout genre pour faire face à tout ce que son système immunitaire ne sait plus contrer. Elle se bat. Elle ne se plaint jamais, ou que très rarement. Mais à chaque « petit bobo » (virus, bactérie ou parasite quelconque), son état se dégrade un peu plus. Pourtant, elle reste avec l’envie de vivre et de nous voir, nous ses proches, évoluer dans nos vies.

Récemment, lors de nos vacances de Pâques, sur la route du retour, je reçois un appel de mon père me disant « il vaudrait mieux que tu rentres d’une traite, maman est aux soins intensifs et je ne sais pas si tu la verras encore à ton arrivée ». Coup de tonnerre qui gronde en moi avec fracas. Je ne sais, à ce moment-là, absolument pas comment prendre la nouvelle. Je reste comme sidérée, paralysée par ces mots, par cette réalité, l’angoisse est trop forte et me prend dans sa toile, je ne bouge plus. Mon mari m’encourage à me reprendre, de faire confiance en la vie et d’être avec eux dans l’ici et maintenant. J’en suis incapable. Pourtant sa maladie ne date pas d’hier et l’issue n’a jamais été ignorée… Ou peut-être que si finalement…  Il me faut alors quelques heures de route en silence pour refaire surface. Quelques jours plus tard, ma mère sort des soins intensifs pour retourner chez elle une ou deux semaines plus tard. Incroyable cette force et volonté de vivre. Je la revois aux soins intensifs tapant son poing dans sa main en me disant « il faut que je sorte d’ici ». Et oui, elle en est sortie, plus faible à nouveau, mais sortie.

A la suite de ça, elle a eu encore quelques passages à l’hôpital. Je ne sais plus combien exactement, les « bobos » s’enchaînent les uns aux autres et les séjours à l’hôpital se rallongent alors que les temps à la maison raccourcissent. De mon côté, je gère mon angoisse de la perdre comme je peux. A dire vrai, je m’en coupe peu et m’empêche en quelque sorte de ressentir. Je ne sais ni comment faire, ni comment être. Comment me préparer à donner la vie tout en accompagnant de l’autre côté la fin de vie. Je ne sais pas comment l’accueillir dans ce qu’elle vit. Comment être juste, ni trop, ni trop peu, me respecter et la respecter. La relation mère-fille vient aussi avec tout son lot de complexité consciente et inconsciente… je suis inconfortable dans ce passage… Je demande alors de l’aide, mes sages-femmes m’y encouragent, il vaut mieux que je sois accompagnée. Je vois une thérapeute, on en parle un peu, je fais une séance plutôt psychocorporelle et je me retrouve à travailler ma confiance en la vie… confiance en la vie ? étrange…


Puis j’en arrive (enfin) à Isabelle. Ma mère est à la maison pour le moment, elle est rentrée le 21 juillet d’un énième séjour à l’hôpital. Seulement, lors de ce dernier séjour, on lui a parlé des soins palliatifs… nouveau bouleversement à affronter. Je la retrouve dans sa chambre seule, 10 minutes après que les médecins soient sortis en la laissant avec cette nouvelle réalité à assimiler. Les soins palliatifs… Elle m’en parle, évidemment, et s’effondre… Nouvelle vague d’angoisse qui me traverse et je me sens perdre pied. Ne rien ressentir… je ne peux pas, et je souhaite être là. Je la prends dans mes bras et ne dis rien. Elle s’excuse de flancher, ne veut pas m’inquiéter dans mon « état » …

Aujourd’hui, ce que j’ai reçu en discutant avec Isabelle c’est en quelque sorte une autorisation de sortir de la recherche de solution et de contrôle. En l’écoutant, j’ai ressenti en moi le parallèle que l’on peut vraiment faire entre ces 2 passages de naissance et de mort. Je connais bien l’un et découvre l’autre.

Pour la personne accompagnante, la naissance demande* en fait de simplement être là, d’être vraiment là, dans la confiance et dans l’amour. Pour qu’une naissance ait plus de « chance » de se passer en douceur et sans encombre, il est utile de donner un espace d’expression à sa physiologie. C’est-à-dire, au comment la naissance se passe spontanément et naturellement sans intervention ni extérieure ni intérieure à la femme de par son mental et son émotionnel. Cet espace se crée par la qualité de présence que l’on offre à la mère, par la confiance et la sécurité qu’on lui communique. De cette façon, elle peut plonger dans son savoir-faire intrinsèque et faire confiance à son corps qui sait mettre son monde. On lui permet ainsi, en le faisant nous aussi, de se débarrasser de ses conditionnements autour de la naissance (de tout ce qu’il devrait avoir de douloureux, de dangereux et de risques) pour s’ouvrir dans l’amour de ce qui est. En tant qu’accompagnant, nul besoin de contrôler, de projeter ses peurs ou ses doutes qui nous rendent au final indisponibles à ce qui est.

C’est la même chose dans le passage vers la mort*. Je n’ai aucun besoin de contrôler ni de projeter. J’ai juste à être là, présente à ce qui est et à l’écoute des besoins de la personne qui est dans le passage. Tout comme pour la naissance, je peux, en dehors des temps d’accompagnement, prendre soin de mes émotions, de ce que je vis, de ce que ça brasse en moi. Mais dans les moments de présence, je peux juste suivre et accompagner ce qui se passe. Proposer une présence de confiance et d’amour pour que la « physiologie de la fin » puisse s’exprimer, pour que la personne mourante puisse toucher à sa capacité de mourir. Dans quelle mesure est-ce que la mort ne serait pas cette expérience plaisante que l’âme qui a fini d’accomplir ce qu’elle voulait accomplir aurait à savourer? C’est sûr que nous n’en parlons pas de cette façon, tout comme la naissance soulève toujours la peur et le danger alors son potentiel est plaisir et connexion au sacré, transcendant et transformant. L’enjeux serait donc, de se débarrasser des conditionnements que nous avons à propos de la mort pour laisser de la place à ce qui veut Être dans ce passage.

Ça m’a apporté beaucoup. Ces 7 années de maladie, ça bouscule et ça questionne. J’ai compris que j’étais très inconfortable dans l’inconnu de ce qu’il adviendra et je me retrouvais parfois, je suis honnête, à vouloir que la sentence tombe. Non pas que je voulais la voir partir mais je voulais « savoir », être fixée. Le flot de la vie incertain, changeant, mouvant me mettait mal à l’aise, en insécurité, dans la peur. Je voulais maîtriser pour m’apaiser… mais j’avais tort… et encore une fois, c’est le même scénario pour la naissance. Vouloir le contrôler n’apporte rien si ce n’est la nécessité d’intervention et l’ouverture au risque. En fin de compte, ma préparation pour l’arrivée et le départ de vie serait-elle la même?


Dans cet inconnu… seras-tu là encore quelques mois, quelques semaines ? Maman, verras tu ma fille avec ton corps physique ? Je ne sais pas. Tu ne sais pas. Dans cet inconnu de la vie qui se déploie d’un bout à l’autre, j’ai juste à être là, présente à ce qui est. Écouter tes besoins et y répondre quand je peux. T’offrir une qualité d’être et non de faire qui, peut-être, fera de ton passage d’un monde à l’autre quelque chose de plus doux et de moins effrayant.

Attendre la vie m’a donné envie de rechercher le «comment» et le d’«où» vient la vie. J’ai lu des livres, écouté des gens qui pensent avoir des réponses et une chose revient : la mort n’est pas aussi pénible que ce qu’on aime à le craindre. La mort n’est pas, tout comme la naissance, un passage tabou que notre société en soif de réponses figées aime garder à l’écart, maîtriser et finalement occulter. La mort et la naissance sont ces passages faisant partie d’un cycle de vie et d’amour. La mort nous ramènerait d’où nous venons, dans l’amour sans condition et la lumière qui réchauffe. Alors n’ait pas peur maman, ici-bas, je suis là pour ton passage et au-delà, tout l’Amour sera là pour t’accueillir.


* Il est à noter que lorsque j’écris « naissance et passage vers la mort », je parle d’espace-temps variable d’une histoire, d’une personne à l’autre. La naissance n’est pas uniquement le moment de l’accouchement physique mais comprend toute cette période de transition que la femme traverse. Il en va de même pour le passage vers la mort. Je fais référence à des temps de vie qui peuvent s’étaler sr plusieurs mois, peut-être années.

Chacun comprendra ce qu’il veut ou a à comprendre en lisant ce partage… l’essentiel étant que la naissance et la mort demande les mêmes choses, tant pour l’accompagnant que pour celui ou celle qui ose la transition.


Je vous laisse écouter cette interview qui m’a inspiré cet article.

 

Merci Isabelle pour ce beau moment ♥


Séminaire « Accompagner la vie »

Voici les informations pratiques pour en savoir plus sur ce séminaire:


Comment préparer son périnée avant l’accouchement?

Comment préparer son périnée avant l’accouchement?

Ou comment partir à la rencontre de cette partie de notre corps?


« Grand méconnu de notre anatomie, le périnée est le socle de notre force instinctive féminine », Efféa Aguilera.

Le périnée est aussi cette « porte », ce lieu ou plutôt cet espace de passage par lequel votre bébé viendra au monde (dans la majorité des cas).

Il est cette partie intime de notre féminité qu’il est intéressant d’aller rencontre davantage durant la grossesse. La rencontre va permettre différentes choses :

  • Nous redonner un équilibre posturalen prenant conscience de son emplacement, de sa forme et du tonus/souplesse qu’il apporte à l’ensemble du corps.
  • Nous redécouvrir en tant que femme en osant explorer ses formes, ses contours, ses textures pour augmenter sa capacité à capter les sensations ressenties dans cette zone.
  • Vivre pleinement le moment de mise au monde se son bébé grâce à une meilleure conscience et présence dans cette partie de notre corps.

Cette semaine, j’ai fait une nouvelle vidéo au sujet du périnée et de ce qui peut être fait pour le rencontrer durant la grossesse. Avec cette vidéo, je réponds à une question qui m’a été posée dans le cadre des « questions-réponses du blog: « Comment préparer son périnée pour éviter une déchirure lors de l’accouchement et que faire durant la grossesse? ».

J’ai déjà répondu à cette question dans une autre vidéo qui parle plus particulièrement du moment de la pousse et de ce qui peut être fait à ce moment précis pour éviter la déchirure. Vous pouvez la consulter ICI.

Dans cette nouvelle vidéo, je vais plus spécifiquement parler de ce qu’il est possible de faire durant la grossesse pour se connecter à cette partie de notre corps et pouvoir l’habiter davantage. Ce que je partage ici est un résumé de ce que je propose de faire aux femmes que j’accompagne lorsque je les invite à partir à la rencontre de leur périnée dans tous ses différents aspects et fonctions.

Il existe différentes manières de faire connaissance avec son périnée et c’est à travers la réalisation de petits rituels que je leur propose de le faire :

  • Au niveau des os : quelles sont ses limites ?
  • Au niveau des muscles : les ressentir au travers de la contraction et du relâchement
  • Au niveau de sa forme : la percevoir et la ressentir au quotidien dans le mouvement
  • Au niveau de la peau : le toucher, utiliser de l’huile ou du froid pour renforcer sa présence dans la conscience
  • Au niveau de ses muqueuses : par l’exploration interne, la sexualité
  • Au niveau de la visualisation du passage du bébé : ouverture dans la détente, de caresse au bébé avant son arrivée sur terre
  • Au niveau de vos émotions : que ressentez-vous en habitant pu en visualisant votre périnée ?


6 pétales pour composer votre fleur de fertilité

6 pétales pour composer votre fleur de fertilité

Pour vivre une période d’avant grossesse à son image
et plonger sereine dans la maternité


Ce sont mes périodes de post-partum un peu mouvementées qui m’ont sensibilisée au sujet de l’avant grossesse. En effet, ayant vécu des moments parfois assez durs avec mes enfants en termes de perte de liberté, de recherche de repères rassurants et de gestions de fatigue écrasante, je me suis toujours questionnée sur le comment éviter, même un peu, de passer par ces tempêtes. Il y a évidemment plein de choses à mettre en place durant la grossesse ou au moment même du post-partum (les habitudes alimentaires à optimiser, les sieste à s’octroyer, l’apprentissage de la « Sainte-délégation et du saint lâcher-prise », en passant par la prise de recul nécessaire à une vie avec des enfants plus sereine) mais je me suis demandée dans quelle mesure tout cela ne serait pas facilité si des éléments concrets et des nouvelles habitudes avaient déjà été adoptées avant de partir en mère (comme j’aime tant le dire ;-)). J’ai ainsi posé cette hypothèse en mettant en place un accompagnement de la femme en période d’avant grossesse : la préconception serait en fait une opportunité pour la femme de poser les fondations de son projet de maternité. De cette manière, elle deviendrait l’actrice de l’histoire qu’elle souhaite écrire et augmenterait ainsi son niveau de bien-être et de plaisir à le vivre.

C’est en partant de là que ma partenaire en nutrithérapie, Véronique De Clercq, Food up your Health, et moi avons mis en place une fleur de fertilité qui reprend toutes les dimensions qu’un projet bébé naissant devrait inclure. Cette fleur vise à vous sensibiliser à l’importance de cette période pour le vécu de la suite mais aussi à vous pousser à l’action et à mettre en place des choses qui feront la différence pour vous, dans votre histoire de future maman.

Notre conception de la préconception est déployée à 100% dans l’accompagnement « Je sème » avec une approche de préparation du corps, de la tête et de l’assiette. Ici, nous partageons avec vous un des outils qu’on a mis au point pour pouvoir vous exposer les thématiques à aborder en préconception, celles qui sont des leviers pour activer cette période, la vivre, et non la subir. Ce n’est pas un outil pour vous mettre la pression sur tous les leviers que vous pouvez activer pour vous sentir plus épanouie, c’est un outil qui sert à vous donner les pistes de progression à prioriser pour gérer au mieux votre bien-être.

Cette fleur est composée de 6 pétales qui représentent chacun des leviers à nourrir dans votre vie. Nous vous proposons de d’abord commencer par réaliser votre bilan, à l’instant où vous découvrez l’outil. Imprimez la fleur et complétez-la selon votre humeur et créativité du moment. Vous pouvez la dessiner, l’annoter, la compléter avec vos mots clés. Prenez le temps de penser à chaque item et à la place qu’il a dans votre vie. Personnellement, j’aime bien dessiner chaque pétale en fonction du degré de présence de cette thématique dans ma vie (je dessine le pétale plus ou moins rempli), ça me donne une photo de sur quoi je vais porter mon attention dans les prochains jours pour augmenter mon niveau de bien-être.


Passons en revue ensemble les différents pétales… et les questions que vous pouvez vous poser au sujet de chacun d’eux :


  1. Alimentation : Quelle est la qualité de votre alimentation ? Suivez-vous certains principes alimentaires pour prendre soin de votre physiologie et donc de votre fertilité ? Faites-vous bien 3 ou 4 repas par jour ? Un petit déjeuner protéiné ? Un repas du midi complet ? Un goûter avec des fruits, des oléagineux, du chocolat ? et un repas du soir léger, plutôt végétarien ? Prenez-vous des compléments alimentaires ?
  2. Amour : Comment se passe la relation avec votre amoureux ? Comment est l’entente, la complicité, le degré d’intimité, la communication ? Vous sentez-vous proches et connectés ? La relation de couple est le pilier de la vie de famille, la fondation de ce qui va se construire ensuite par-dessus. Il est essentiel de prendre soin de l’autre, de le connaître et de le respecter pour qui il est. Aussi, quel est votre niveau de satisfaction sexuel. Avez-vous du plaisir à vous retrouver dans l’intimité tous les deux ? C’est avec son conjoint que l’on bâtit une vie de famille stable et durable et mettre son énergie au quotidien à se reconnecter l’un à l’autre est gage de longévité.
  3. Connaissance de soi : Quel est votre niveau de connaissance de vous-même et votre niveau de satisfaction d’être qui vous êtes ? Dans la connaissance de soi il y a la femme et le sens que ce projet a pour elle. Il y a également la connaissance de son corps : comment fonctionne-t-il et comment vivez-vous avec lui (à son écoute et dans son respect ?). Vous pouvez également inclure le « prendre soin de soi » qui est aussi cette capacité de s’écouter, de ressentir les signaux de son corps, de son mental, de son énergie, de ses émotions. De quelle manière vivez-vous en harmonie avec vous-même ? Est-ce que vous avez des moments pour prendre soin de vous ou des rituels qui vous permettent de prendre du temps pour vous et rien que pour vous ? Des temps de relaxation, d’écriture, de balade, de bain chaud, d’exercices physique, des petits gestes avec par exemple des huiles essentielles, des moments beauté, … Comment et à quelle fréquence prenez-vous soin de vous ?
  4. Equilibre de vie : Est-ce que vous donnez de la place à toutes les facettes de vous-même ? Avez-vous des temps pour les ami(e)s, le couple, l’avenir, le pro (juste y penser), la mère, … Sentez-vous un équilibre entre toutes ces casquettes dans votre vie ? Quel est l’impact du stress sur votre vie ? Quelle gestion du stress avez-vous mise en place ? Enfin, quel est l’impact de votre environnement sur votre quotidien en termes de charge toxique ?
  5. Perspective : Quelles sont vos perspectives de vie ? Vos buts ? Vos motivations ? Avez-vous un sens présent dans votre vie ? Vous sentez-vous poussée par une perspective de quelque chose ? Ça peut-être un projet pro ou perso, une activité avec des amis, un voyage ou la création de quelque chose. C’est une perspective qui vous met en joie et en énergie. Nos enfants ne viennent pas chercher une mère parfaite. Ils viennent apprendre et s’inspirer d’une femme pleine et entière pour se construire à leur tour. Ils sont venus grandir auprès d’une femme qui se réalise dans toutes ses dimensions pour se donner l’exemple d’une vie pleine de perspective et de bonheur.
  6. Croyances : Quelles sont vos croyances au sujet de votre projet bébé ? Quel est le discours intérieur que vous avez au sujet de votre projet ? Qu’est-ce que vous vous répétez en boucle sans même peut-être en avoir conscience ? Ici on parle de votre projet d’enfant mais vous pouvez utiliser cette thématique sur tout autre projet que vous voulez réaliser par la suite. Quel alignement avez-vous entre vos pensées, vos émotions et vos mots ? Vos actions sont-elles cohérentes entre elles ou percevez-vous des discordances ? Vos croyances forment le terreau de votre état d’esprit et certaines actions par rapport à votre projet.
  7. Bonus : Quel élément ne figure pas sur cette fleur et qui pourtant est important pour vous et parle de vous ?

Une fois que vous aurez fait votre bilan, vous pourrez vous proposer quelques actions à réaliser pour renforcer les pétales en demande. La question à poser à chaque étape est : Comment pourrais-je améliorer cette partie de ma fleur ? Que puis-je mettre en place ? Essayez d’être spécifique dans ce que vous allez poser comme action. Posez-les de manière SMART (spécifique, mesurable, atteignable, réaliste et temporelle -> par exemple : Dimanche, lorsque chéri dormira encore, je vais m’accorder 10 minutes de temps pour réaliser une méditation sur la confiance en moi). Une fois que vous aurez vos actions de la semaine ou du mois, faites-en vos priorités absolues (avant le linge, le rangement, le ménage ou la cuisine !!!). Elles n’ont pas besoin d’être grandes ou nombreuses, elles ont juste besoin d’être présentes 🙂 et vous vous sentirez actrice, déjà simplement par le fait d’agir selon ce que vous vous avez besoin de vivre, d’être ou de faire !

Nous vous souhaitons une belle découverte de cet outil et espérons que vous l’utiliserez sur le long terme pour vous accompagner dans cette perspective de « je prends soin de moi de manière active ». Chaque semaine, ou chaque mois, vous pourrez reprendre la fleur et mettre en place les nouvelles actions prioritaires qui visent à augmenter votre niveau de présence à vous-même et donc votre bien-être ! C’est parti !

Notre métier c’est de promouvoir la physiologie des femmes et de les inciter à passer à l’action pour qu’elles puissent vivre cette maternité qui leur ressemble et pleine de sens.


Pour aller plus loin, voici les détails de l’accompagnement
« Je sème » 
en bord de mère.

Vous avez un projet bébé qui tourne dans votre tête. Vous aimeriez vous sentir prête à accueillir ce nouveau changement de vie tant physiquement qu’émotionnellement. Vous voulez prendre le temps de définir le sens que ce projet a pour vous et de rêver votre vie de famille idéale tout en mettant en place déjà quelques bonnes habitudes alimentaire et de vie, c’est par ici.

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Pour pouvoir rejoindre cet accompagnement, prenez rdv pour une séance rencontre, on parlera de votre projet de maternité et je répondrai à toutes vos questions.

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Que savoir à propos de la péridurale ?

Que savoir à propos de la péridurale ?

Pour se positionner, ni pour- ni contre, sur son chemin et prendre une décision éclairée le moment venu


Dans cette vidéo, je tente de répondre à la question qui m’a été posée par un papa en consultation il y a quelques jours et qui me demandait « Qu’est-ce que je dois savoir au sujet de la péridurale ? ». C’est une question intéressante et en même temps à laquelle il est difficile de donner une réponse en quelques minutes. La thématique de la péridurale aborde beaucoup de notions annexes et il s’agit plus à mon sens d’un cheminement que d’un raisonnement “pour ou contre”. Je vous laisser écouter cette vidéo et me faire un retour si vous en avez le désir sur l’apport qu’elle a pour vous.



Belle naissance à toutes <3

Avec tendresse,

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