Webinaire « Comment cultiver sa confiance en soi pour vivre un accouchement sûr, transformant et plaisant ? »

Webinaire « Comment cultiver sa confiance en soi pour vivre un accouchement sûr, transformant et plaisant ? »

Le webinaire « Comment cultiver sa confiance en soi pour vivre un accouchement sûr, transformant et plaisant ? » a eu lieu.

C’était un super moment ! Beaucoup de commentaires, de réactions, d’échanges et un enthousiasme contagieux ! J’ai adoré ce moment ! 🙂 avec des tas de MERCI à la fin qui donne envie de recommencer! 🙂

Ce webinaire s’adressait aux femmes qui souhaitent :

  • Vivre pleinement leur grossesse ;
  • Être actrice de leur accouchement ;
  • Savoir quels sont les 8 leviers à activer pour avancer vers un accouchement sûr, transformant et plaisant ;
  • Faire de cet évènement naissance le socle pour la suite de son histoire en tant que femme et mère.

Si c’est votre ça et que vous aimeriez avoir la possibilité de revoir cette conférence (oh oui, la durée peut faire peur dans un premier temps, je parle beaucoup ! mais les filles sont restées du début jusqu’à la fin à participer et je pense que tout ce qui a été aborde leur a été utile et profitable !) :


Cliquez ici pour recevoir le replay, : 

2017-05-05


On espère que cette conférence vous apportera quelques clefs sur votre chemin de future maman! 🙂

Belle naissance à chacune et bienvenue à vos petits loulous

 

Comment réduire les nausées de grossesse du premier trimestre ?

Comment réduire les nausées de grossesse du premier trimestre ?

Un aperçu de ce qui pourrait fonctionner pour vous!


Autant vous le dire tout de suite, c’est extrêmement difficile de répondre à cette question. Les nausées de grossesse du premier trimestre touchent un bon nombre de femmes et les remèdes naturels qui sont habituellement recommandés pour soulager les femmes sont rarement d’un franc succès. J’en suis moi-même à ma quatrième grossesse et à ma quatrième période de solitude face à ces nausées, dans mon cas, dévastatrices. Je dirais même que ces périodes de nausées constantes peuvent parfois laisser des traumatismes chez la femme tant leur intensité peut nous rendre la vie moche, terne, épuisante, vide de sens et même dégoûtante ! Après chaque grossesse, je ne peux par exemple plus utiliser la crème visage que j’utilisais durant cette période car l’odeur me replongeait dans de mauvais moments.

Ceci étant dit, j’ai tout de même testé tout un tas de choses et j’ai eu envie de vous partager un bout de mes trouvailles.


En fait, que se passe-t-il dans le corps de la femme au cours du premier trimestre de grossesse ?

C’est tout un bouleversement qui s’opère ! Les taux d’hormones d’œstrogène et de progestérone augmentent tellement au début de la grossesse qu’ils peuvent altérer profondément notre stabilité émotionnelle et même notre perception de nous-même. Ils peuvent être à l’origine de tous ces désagréments qui signent un premier trimestre allant de la fatigue intense aux nausées en passant par des changements d’humeur et parfois des sensations de grosse paresse voire, dans certains cas, de dépression. En outre, le corps doit faire face à tout un tas d’adaptations pour assurer le développement et la croissance du bébé dans l’utérus : le volume sanguin augmente de 50%, la glande thyroïdienne augmente notre métabolisme, la digestion ralentit, les glandes surrénales s’activent… tout se met en place pour qu’au final on ait un beau bébé débordant de vie !

Le revers de tout ça, c’est qu’un temps est nécessaire pour s’adapter à ces modifications soudaines et vivre plus en harmonie avec cette nouvelle façon que notre corps a de fonctionner.


Et les nausées dans tout ça ?

Elles sont en partie l’expression de ces changements, surtout ceux hormonaux. Je dis en partie car bien souvent, les nausées ont une composante émotionnelle qui n’a rien avoir avec ces perturbations hormonales. Je reviendrai sur ce point. Etant donné qu’il est impossible de diminuer la dose d’hormones circulant dans notre corps pour soulager les nausées, il va falloir trouver des solutions qui vont aider notre corps à supporter ces taux excessifs.


Dès la préconception, on peut agir!

Une manière de soutenir votre corps à gérer ces hormones pourrait être déjà mise en place en préconception. Je sais, si vous êtes enceinte et en prise avec les nausées, cela ne va pas vous aider. Néanmoins, je me dois d’en parler car on sous-estime toujours les actions qui peuvent être prises pour préparer une grossesse harmonieuse avant qu’elle soit effective. Un des organes clé dans la gestion de ces hormones dans le sang est le foie. Son rôle est de nettoyer le sang et de régénérer les liquides circulant dans le corps. Lorsqu’il fonctionne de manière optimale, il permet de réguler davantage ce déséquilibre hormonal et de soulager les sensations nauséeuses et de dégoût que l’on peut ressentir. Il est donc intéressant de réaliser une détox du foie en période de préconception avant de tomber enceinte pour prévenir, entre autres, de manière intelligente ces nausées.

L’encadré de Véro* sur la Détox du corps en préconception 

Une détox du corps, oui mais pas n’importe comment !

Voici les 4 piliers pour une détox efficace

  1. Le bon momentChoisissez dans votre agenda une période de 10 ou 15 jours pendant les lesquels vous pourrez choisir ce que vous mangez et buvez. Evitez pendant la détox de boire d’ alcool, d’avoir de repas très copieux et gras, et de manière générale éviter un maximum les “mauvaises graisses” (saturées, trans, cuites,…) et trop de sucre.
  2. Le bon complémentLe but de la détox est de désengorger le foie des toxines et polluants qu’il a accumulées. Des compléments alimentaires bien formulés sont très efficaces pour cette partie de la détox. Je conseille souvent Physiomance Détox, Hepatovance, Hepactive, Detox Complete mais il y en a d’autres. Demandez conseil à votre nutrithérapeute ou un professionnel de la santé. Attention, il y a certaines contre-indications à la prise de compléments alimentaires pendant une détox ( prise de médicaments vitaux, grossesse 😉 ,…..).
  3. ÉliminerLe complément alimentaire va désengorger le foie de ses toxines, reste encore à les éliminer du corps. C’est votre tâche! Comment?
    • via les urines: en buvant beaucoup d’eau (min 1.5L/jour)
    • via les selles: en évitant la constipation (bien boire et manger des aliments riches en fibres)
    • via la transpiration: sport, sauna, hammam, peeling…

  4. Bien manger:  Beaucoup de légumes, légumineuses, fruits, bonnes protéines (viandes de qualité, poissons, quinoa,…), bonnes graisses (huile d’olive pour cuisines, colza pour assaisonner).


La règle des 5M

Parlons grossesse maintenant! J’ai récolté pour vous les éléments les plus efficaces que j’ai pu tester pour soulager cet état nauséeux. J’ai décidé de l’appeler la règle des 5M pour faciliter sa mémorisation.


  1. Mastiquer : une chose qui est souvent recommandée pour soulager les nausées est de fractionner les repas et d’en manger plus (toutes les 2h par exemple) pour éviter d’avoir l’estomac vide. C’est un fait, ça aide ! Mais ce qu’on oublie souvent de rappeler, c’est de mastiquer pour aider le processus de digestion et diminuer les sensations désagréables. De plus, mastiquer permet de manger moins. En effet, durant ce premier trimestre, il n’est pas rare que des femmes me disent qu’elles ont pris beaucoup de kilo en un coup suite à une augmentation de la quantité mangée sur 24h. L’estomac ne supportant pas être vide et on a vite tendance à manger un peu tout le temps. Du coup, faire attention à mastiquer ce que l’on mange aidera à avoir une sensation de satiété plus rapidement et aidera également au niveau du transit (qui est ralentit déjà à cette période pour permettre une meilleure absorption des nutriments pour le bébé). De plus mastiquer peut vous permettre d’allonger le temps entre 2 repas lorsque vous n’avez pas l’occasion de manger toutes les 2-3h. Vous vous trouvez des petits snacks santé tels que des oléagineux (amandes, noisettes, cajou, noix, …) que vous mastiquer longuement pour vous soulager en cas de crise. 
  2. Méditer : la relaxation ou des séances de méditation peuvent en effet faire la différence dans l’intensité des nausées ressenties. Ce sont des moments que vous vous offrez pour vous, pour faire une pause et mettre à l’extérieur toutes ces sensations qui vous malmènent. Le principe est simple, vous vous asseyez sur une chaise, un fauteuil ou vous vous allongez dans votre lit. Vous prenez le temps de respirer dans chacune des parties de votre corps pour les détendre les unes après les autres. Une fois que vous serez reconnectée à vous et votre monde intérieur, vous pourrez vous brancher sur votre respiration. Sentir ce mouvement de vas-et-vient dans votre corps et l’amener progressivement à l’endroit où vous ressentez vos nausées. Une fois que vous y serez, vous pourrez vous servir de l’inspiration pour rassembler cette sensation dans votre souffle et l’expirer ensuite à l’extérieur de vous. Vous remplacer alors ces sensations par de la douceur, de la légèreté, de la couleur, de la chaleur, de l’amour… Testez, à la sortie d’un tel exercice, vous vous sentiers déjà moins tiraillée. 
  3. Minimiser : faites-en le moins possible. La priorité du moment c’est « prendre soin de vous et rendre ce passage de quelques semaines le moins douloureux possible ». Ne mettez au programme que ce qui est essentiel. Annulez les repas à l’extérieur si vous ne vous en sentez pas l’énergie. Faites-vous aider un maximum. Faites des siestes si vous le pouvez. Combien de femmes vivant ces nausées se rendent compte après quelques semaines de passage en force que celles-ci étaient directement liées à leur état de fatigue. Croyez-moi, j’ai mis vraiment beaucoup de temps à accepter cette baisse de régime, mais une fois établie, les nausées deviennent plus supportables. 
  4. Mouvement : faites bouger votre corps. Prenez le temps de vous reconnecter à lui, de faire des étirements du dos, du thorax, des jambes, avec douceur. Sortez aussi faire des balades, la connexion à la nature aide également à se sentir mieux. Si vous pratiquez un sport, continuez à votre rythme, vous verrez qu’après une séance, vous vous sentirez sans doute mieux. Si vous ne faites pas de sport, c’est le moment pour commencer quelque chose de doux comme le yoga ou la natation et de goûter à l’étirement ou à la douceur de l’eau sur votre corps. 
  5. Massage : le massage est une solution divine pour soulager cet état de détresse. Le toucher qui vous contient et vous ramène au corps permet de vraiment lâcher toutes ces tensions d’inconfort. Faites-en l’expérience et faites m’en un retour, je suis certaine que ça aidera !

Voilà, ce qui est selon moi l’incontournable à essayer.


What else?

A côté de ceci, il y a bien évidemment des alternatives qui pourraient être tentées et qui ont fait leur preuve :

  • Les médecines ou approches parallèles : acupuncture (personnellement ca a donné des résultats pour 2 de mes 4 grossesses, ça n’a pas enlevé complètement les nausées et l’état maussade, mais ça l’a certainement soulagé), un bon(ne) énergéticien(ne) pourra aussi vous fournir des soins pour vous soulager et améliorer votre état (demandez à être renseignée et n’allez pas à l’aveugle chez quelqu’un qui se dit travailler dans l’énergétique, les mauvaises surprises ne sont malheureusement pas inexistantes. J’ai moi-même eu de très mauvaises expériences. Or la grossesse, même au début, nous plonge dans un état tout de même assez fragile pour bénéficier de cette malléabilité physique, émotionnelle et psychique que ce changement de vie demande), microkiné (très efficace dans mon cas, à nouveau, demandez à être renseignée avant de prendre rdv avec quelqu’un, pour les femmes en Belgique, proches de Bruxelles/Waterloo, j’ai une excellente adresse à donner), éventuellement un(e) kinésithérapeute, un(e) réflexologue… mais je n’ai jamais testé ou entendu de retour de ce genre d’approche. L’homéopathie pourra aussi être d’une certaine aide mais je pense qu’il est essentiel d’avoir un traitement prescrit par un homéopathe formé à cette approche pour avoir la bonne combinaison. Les traitements généralement recommandés en cas de nausées ne sont que, de manière non spécifique à cette femme et à ses nausées, peu efficaces. 
  • Parler de ces nausées à quelqu’un et trouver le sens qu’elles ont. Comme je le disais plus haut, les nausées sont parfois l’expression d’un malaise émotionnel, d’un trouble psychique dans lequel nous plonge la grossesse. La question est alors de se demander ce à quoi nous sommes en train de résister ? Qu’est ce qui nous empêche de plonger entière et complétement dans cette grossesse ? Par quoi suis-je retenue ou qu’ai-je peur de perdre si je me laisse aller à l’énergie de la grossesse et de l’enfantement ? Ce sont des questions auxquelles on peut aussi tenter de répondre seule par écrit. Utilisez l’écriture automatique. Vous posez ces questions sur une feuille blanche et vous y répondez les unes après les autres, sans réfléchir, vous laisser aller sur le papier tout ce qui vient. Quand vous sentez que vous avez fini, reposez la ou les questions une nouvelle fois et arrêtez lorsque vous vous sentez vraiment vide. Voyez ce qui sort. 
  • Enfin, voici quelques truc et astuces que je donne sous forme de fiche plus détaillée dans mes suivis de grossesse : bien s’hydrater, éviter le café et le thé fort, prendre du gingembre frais ou séché (tisane), éviter les graisses cuites (fritures), le trop gras, trop sucré ou trop épicé, favoriser les aliments riches en vitamine B6 (amandes, asperges, arachides, carottes, légumes verts (épinards, brocolis,..), chicons, germes de blé, foie, œufs, …),  prendre du jus de citron et du miel dans un peu d’eau chaude (bon pour la constipation aussi, le matin à jeun), à boire chaud ou froid tout au long de la journée, …

Je vous souhaite de trouver vos solutions qui fonctionnent pour vous. Le premier trimestre est un passage, trouvez votre clef qui le rende le plus harmonieux possible. Si vous ne la trouvez pas, demandez de l’aide ! Ça change tout 😉


* Vero est ma partenaire nutritherapeute qui intervient dans mes suivis en préconception (je sème), en grossesse (je cultive) et de la femme en mère (je savoure) pour suivre de prés les femmes dans leur alimentation. C’est un des piliers de tous mes suivis car c’est un levier si “simple” à activer et qui pourtant donne de grands résultats et assure une vraie différence dans le mieux-être. Food up your Health

Impatiente de tomber enceinte?Transformer l’attente en actions positives

Impatiente de tomber enceinte?Transformer l’attente en actions positives

Attendre d’être enceinte est probablement la période de plus grande impatience dans la vie d’une femme.

Et pourtant il y a tant de choses à faire avant de tomber enceinte !

On vous en parle lors d’un Facebook live gratuit entièrement consacré à la femme en période de préconception : son corps, sa tête, son assiette.

Voici le lien pour le visionner: ICI

Pour que vous soyez déjà l’actrice de votre maternité !

Soyez des nôtres et venez avec vos questions 😉 On aspire à de l’interaction !!

Par contre, on sait bien que c’est un sujet parfois tabou, on n’a pas toujours envie que nos copines sachent que vous êtes en train d’« essayer de… » avec chéri. Alors si ce sujet parle de vous (les femmes qui ont envie de faire un enfant) mais que vous n’avez pas envie d’en parler devant « tout le monde », posez-nous vos questions ou faites-nous parvenir vos réflexions, besoins, intérêts par mail. On en parlera alors durant le FB live sans que vous ayez à interagir 😉 Ça marche ? mon mail : stephanie@eclore-et-moi.com

Quand un bébé rend plus sage

Quand un bébé rend plus sage

Histoire personnelle: le choix d’être mère une nouvelle fois

Il est 14h, je marche sur le sable, soleil sur mon visage, je me sens si joyeuse et pleine d’espoir. Nous sommes en janvier et pourtant il fait si bon. Un test de grossesse à la main, je viens de laisser Véronique à l’appartement. Nous sommes parties en retraite stratégique à la mer du Nord pendant 2 jours pour travailler sur nos entreprises respectives et réaliser notre plan d’action de l’année 2017. J’adore ce genre d’escapade !

J’ai le cœur qui fait des bonds de joie. J’ai comme une certitude timide au fond de moi. Une étrange sensation à laquelle j’ai du mal à faire complètement confiance tant qu’un élément extérieur n’est pas venu me la confirmer. Pourtant, elle est bien là. C’est comme si je te parlais déjà. Je pourrais même déjà dire que tu es une fille. Je monte les escaliers 4 à 4. Pas le temps de prendre l’ascenseur. Véro est là, imperturbable, elle commence le bloc de travail de l’après-midi. Moi, je me rends sans tarder aux toilettes. Il faut que je sache. J’ouvre ce test de grossesse. C’est la quatrième fois pour moi et pourtant je me sens fébrile comme pour la première fois. Ces quelques secondes d’attente. Ce rituel du pipi sur la tigette. N’existe-t-il pas quelque chose de plus sacralisé pour officialiser ce passage de l’idée à la réalité, du fantasme au réel, de la femme à la mère ?

Je me poserai la question plus tard. Je fais pipi ! J’attends quelques secondes et ne peux m’empêcher de revenir dans le salon avant la fin des 5 minutes requises. Il faut que je partage ce moment ! Je suis comme ça : impatiente, impulsive, spontanée, exaltée même dirait mon père.

C’est positif ! Une nouvelle fois ! J’en étais si certaine. Je te sentais depuis quelques temps déjà près de moi. Je le disais, en rigolant, qu’à moitié, à ton papa et à tes frère et sœurs. Mais comment en parler aux gens sans paraître folle ? Je sens la joie monter en moi avec un mélange de sérénité et de gratitude. Déjà, il me tarde de rentrer à la maison pour voir mon amour et lui annoncer cette nouvelle magique. Un quatrième enfant. Notre rêve de jeunes amants qui prend vie. Nous avions toujours annoncé 4 enfants même si depuis le troisième des doutes sur notre capacité à l’assumer physiquement et financièrement faisaient aussi partie du tableau…

Me voilà enceinte de 2 semaines. Tout est au beau fixe, je suis heureuse, sereine et débordante d’espoir face à cette promesse d’avenir d’une famille nombreuse épanouie.

Après l’avoir annoncé ci et là, au gré des visites et des envies, pas de plan ou de stratégie d’annonce, Sébastien et moi avons toujours fonctionné ainsi, l’annonce aux parents est moins évidente. Je pense qu’ils ont du mal à comprendre et à ne pas avoir peur pour nous. 4 enfants, c’est tout un équilibre à redéfinir. Selon la majorité, plus pour 4 que pour ceux d’avant, c’est une nouvelle vie à organiser. Une voiture adéquate, des projets vacances à revoir et un entourage sans doute moins ouvert à nous voir débarquer à 6 aussi souvent qu’avant. Sans doute… je ne sais pas vraiment, ne me pose pas encore ces questions.

3 semaines, 4 semaines, 5 semaines. Je m’étonne de me sentir toujours aussi bien. Je me demande quand les nausées vont-elles arriver, à quel moment vais-je ressentir ce dégoût classique de la nourriture, la fatigue et surtout, ce petit détail bien gênant qui a accompagné mes 3 autres grossesses, cette envie de cracher sans cesse ! Une production de salive excessive, ça peut arriver, c’est rare mais ça arrive… il fallait que ça tombe sur moi !

6 semaines ! Les voilà… en douceur d’abord. Diffuses et constantes, les nausées m’accompagnent du matin au soir mais sont très supportables. Puis un matin, à peine le pied posé au sol, j’ai l’estomac qui se retourne, j’ai à peine le temps d’arriver dans la salle de bain et les voilà bien installées en maître. Les choses s’empirent, je n’arrête pas de vomir et de me sentir moche, ballonnée, fatiguée, épuisée, nauséeuse, dégoutée, écœurée… Je retrouve cet état que je redoutais tant. Je déteste le premier trimestre !

Je dois partir à Paris pour 4 jours. Je vais traduire les ateliers de Miranda Gray sur les énergies du cycle féminin. Mon mari se demande comment vais-je bien pouvoir parvenir à tenir des journées entières, debout, concentrée et dans l’interaction. Je ne suis plus que l’ombre de moi-même. J’ai énormément de mal à manger et même à prendre du plaisir dans quoi que ce soit. C’est un état qui pourrait être proche de la dépression : envie de rien, dégoût de tout et fatigue constante.

Les ateliers se passent pourtant super bien. Je passe des journées presque normales et donne toute mon énergie à faire en sorte que ce soit une réussite. Par contre, le soir ,de retour à l’appart de ma cousine, je retouche à cet état désastreux et ne suis à nouveau plus qu’une pâle copie de moi-même. Le dernier jour, nous voilà toutes ensemble à se faire une sorte de soin énergétique au niveau de l’utérus. L’objectif du soin est d’équilibrer les archétypes féminins que nous avons en nous : la jeune fille, la mère, l’enchanteresse et la vieille femme. Durant ce soin, des larmes se mettent à couler de mes yeux sans que je ne puisse contrôler quoi que ce soit. Je ne comprends pas trop sur le coup ce qui est en train de se passer. Ça devient de plus en plus intense à tel point que je dois me lever pour sortir de la pièce et m’effondrer dans les bras de Miranda. Je comprends alors que je n’en veux pas de cette grossesse, que je ne suis pas prête à devenir mère une nouvelle fois et que l’endurance que me demande ce changement d’état m’est insurmontable. Je pleure tout ce que je peux pleurer.

Avant de quitter l’atelier le dernier jour, Miranda me dit « ce n’est pas anodin ce que nous avons fait durant ces quelques jours, tu vas sans doute passer par un mois difficile, surtout prends soin de toi et accueille toutes les vagues et les remous comme ils viennent, ça va passer, ne prends pas de décision importante ce mois-ci ». Ok… ? je la quitte, suis heureuse de l’expérience vécue et épuisée. Je ne prête pas plus attention à ces paroles.

Et à partir de là commence « l’enfer ». Chaque jour est selon moi plus dur à traverser que l’autre. Je suis malade du matin au soir, du soir au matin. Seul le sommeil me donne des temps de repris lorsque j’arrive à m’y abandonner. Je ne mange plus grand-chose, ne garde plus grand-chose. 5 jours passent même sans que je ne parvienne à avaler ou à garder quoi que ce soit dans mon corps. Je me vois maigrir et même dépérir. Je suis blanche cadavérique, ma tension est basse et mon moral est au plus mal. Je suis en détresse. Un soir, ça me sort comme une évidence. Au début, je n’ose pas en parler à mon mari. Je le connais bien et sais que ce n’est pas le genre de discussion dans laquelle il va s’installer confortablement et de manière ouverte. Mais je lui en parle tout de même. Je ne veux pas garder cet enfant. C’est trop pour moi. Un quatrième n’est en fait plus mon rêve, c’est pour moi, à ce moment-là, une prison dans laquelle je me vois m’enfoncer et ou je ne veux pourtant pas du tout aller. Je me sens prisonnière, c’est le terme. Tout mon corps rejette cette grossesse, ma tête, mon âme. C’est impossible ! Sébastien ne veut pas en parler. Pour lui, ce serait comme lui demander de choisir entre Maelle, Cielle ou Ulysse. Il ne peut pas, il ne veut pas. Selon lui, cette discussion aurait dû avoir lieu bien avant. Le choix est fait à ce stade et n’est pas à remettre en question. Dans cette direction qui crie pourtant de toutes les parties de mon être, il me dit qu’il ne pourra jamais me suivre ou me soutenir.

Je me sens perdue, prise à mon piège de désir de maternité. Je me vois m’en vouloir de ne pas avoir su faire la différence entre désir d’enfant, d’accouchement et de famille nombreuse joyeuse sur une photo dans 20 ans d’ici. Je me dévalorise, perds confiance en moi, en mon métier, en mes compétences et sombre un peu plus chaque jour. En parler ? quelle honte ! Mon amie de toujours est là tout de même pour m’écouter avec toute sa bienveillance et sa lucidité. Mais que dire à une femme dans une telle situation ?

Je décide de commencer un accompagnement avec une psychothérapeute. Je la connais bien, lui fais confiance et sais qu’elle pourra m’aider à mettre de l’ordre dans tout ce désordre. On commence par des séances rapprochées, 2 par semaines. Je sens qu’elle me fait du bien et que je commence à avancer vers le chemin de l’acceptation de cette grossesse et de cette vie à 4 enfants. Le chemin est dur. Les allers-retours fréquents, mais j’avance et me sens un peu moins seule. Je me sens rejoindre mon mari dans sa position et me convaincs que c’est pour un bien.

Un soir, un vendredi, il rentre du boulot avec les 3 enfants. Je suis si fière de l’accueillir en lui disant que je me sentais aller mieux dans ma tête, que je fais chaque jour un pas de plus. Je le trouve étrange mais il ne dit rien. Ce n’est qu’au dîner qu’il m’annonce qu’il est prêt, après 5 semaines de discordance, il est prêt à parler avortement, il est prêt à changer de regard et se dit que l’option de ne pas garder cet enfant peut aussi être l’option de protéger ce qui existe déjà : les 3 enfants, notre couple, lui, moi. Cette annonce m’arrive en pleine figure ! D’abord déconcertée par la rapidité avec laquelle un lunch entre amis a su l’ouvrir au dialogue alors que mes discours et appels à l’aide journaliers n’ont à aucun moment pu le faire voir les choses autrement. Mais laissons mon ego de côté. Je suis surtout déconcertée par la violence de ma prise de conscience : tout ce travail que je réalisais, je ne le faisais pas pour moi mais pour lui. Moi, je ne souhaitais toujours pas garder ce bébé, c’était ce qui était présent en moi, tellement, et si douloureux.

Le mardi qui suit, nous avions pris rdv dans un planning familial pour discuter du choix de l’avortement d’abord avec une psychologue et ensuite avec le médecin. A l’issue de ces entrevues, nous avons obtenu un rdv pour réaliser une intervention volontaire de grossesse le mardi de la semaine suivante. Délai légal d’attente entre le premier rdv et l’acte en lui-même. Le temps au couple de réfléchir et de revenir avec une décision posée et « mûre ». Dans mon cas, cela faisait des semaines que j’y pensais, je me sentais plus que « mûre ». Le mercredi fut une journée bien noire. Physiquement, émotionnellement, je me sentais vide et en rage. Le soir, je me suis lancée dans une séance de sophrologie pour me projeter dans l’intervention de manière « sereine » et sans « encombre ». Impossible ! Je ne parvenais pas à me voir monter sur la table de ce médecin. Je n’ai pas insisté et me suis endormie. Le jeudi matin, au réveil, les yeux à peine entrouverts, je regarde Sébastien allongé à mes côtés et lui dis « je ne vais pas pouvoir le faire, je ne peux pas ne pas garder cet enfant ». Il ne dit rien. Il me fait comprendre sans mot qu’on a du temps pour cheminer encore.

Les jours se suivent, je continue mes séances avec cette psychothérapeute. On fait le tri dans tout un tas de souvenirs douloureux de mon histoire. Je travaille sur ma capacité à prendre des décisions juste pour moi. Je me rends compte que c’est un sujet complexe. Je vais de prise de conscience en prise de conscience. De larmes en consternation, de libération en délivrance. Un soir, Seb me dit « ce bebe va te rendre sage ». Cette phrase me marqua profondément. A chaque jour qui passe je me sens de plus en plus, timidement, joyeuse à l’idée de cette grossesse. Je me sens balancer de l’autre côté et plus libre de faire un vrai choix. Le vendredi, en séance de relaxation profonde, je dis à ma thérapeute : « j’ai l’impression de me battre contre mes grands-mères et arrières grands-mères, je ne me sens pas seule dans toute ce marasme ». Elle me regarde perplexe et me dit qu’il peut sans doute y avoir un processus transgénérationnel en jeu. C’est possible.

Le lundi nous avions rdv à l’hôpital pour l’échographie du premier trimestre. Quelle ironie. Il fallait annuler un des 2 rdv : le lundi ou le mardi. Nous sommes allés tous les 2, mains dans la main, sans trop parler, le lundi à notre rdv. Nous avions fait notre choix. L’émotion était à son comble pour moi. Angoissée, les mains moites, impression de flotter, je me sentais en bout de course d’un long processus. Je me voyais en train de prendre MA décision de garder et de porter cet enfant dans la vie. On est entré dans la pièce, on la vue à l’écran, on a pleuré et c’est à cet instant que nous sommes devenus des parents de 4 merveilleux enfants.

Depuis, ce n’est que l’impatience douce de futurs parents qui nous habite. On a hâte de la voir, de la sentir, de la toucher, de l’accueillir, de la découvrir. On est sourire aux lèvres. Du drame on est passé à la douceur de l’attente d’une famille qui s’agrandi.

Le mercredi, j’avais à nouveau rdv avec mon gynécologue pour une séance de microkiné cette fois-ci. Je lui avais demandé d’harmoniser tout ce flot émotionnel que j’ai vécu et de soulager ce qui me restait encore de nausées et de salivation excessive. La séance a duré 10 minutes, même pas. Il m’a dit « tu vas super bien ». Étonnée, il a enchaîné en me disant qu’il me sentait vraiment alignée avec mon choix d’avoir 4 enfants, que tout dans mon corps était fluide. Il a juste senti (lui a qui je n’avais rien raconté de tout mon processus, il savait simplement que j’avais hésité à ne pas garder ce bébé et que les dernières semaines avaient été difficiles) que ce refus ne venait peut-être pas de moi. Que j’avais comme un leg transgénérationnel de 4 ou 5 générations au-dessus de moi qui me disait « attention, 4eme enfant c’est dangereux ». Comme un gros signal d’alarme transmis de mère en filles, j’avais en moi cette croyance que 4 enfants n’était pas possible ou pur folie. Il m’expliqua qu’il y a dû avoir une grosse complication avec le quatrième enfant de mon arrière-(arrière-arrière) grand-mère et que d’une manière ou d’une autre cela m’avait été transmis. En prenant cette décision de garder cette petite fille, j’ai pris la décision d’abandonner cette peur profonde. Je me suis choisie moi dans mon désir profond de réaliser notre rêve de jeunes amants…

Nous sommes partis en vacances quelques jour plus tard pour digérer toutes ces semaines de grosse bousculade. Merci les mamies 😊

Je vous écris de la plage, retour au point de départ, et mon ventre commence à prendre ses formes. Sur le sable, je sens qu’une nouvelle page peut s’entamer.

Me voilà à 14 semaines.

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La suite vous sera transmise de semaine en semaine 😉 sur « éclore et moi » (Facebook ou lettres bimensuelles) ou de plus près dans l’accompagnement « je cultive » (je vais vivre au fil des semaines à venir avec vous ce suivi que je propose pour vivre une maternité qui nous ressemble, alors si vous aussi vous attendez un bébé et que ce que je propose vous parle, c’est le moment de plonger ! rencontrons-nous).


Note: Pourquoi vous parler de mon histoire avec tant de détails et de transparence ?

Il y a 3 raisons majeures à cela :

  1. Pour soulager celles qui en ont besoin dans leurs vagues émotionnelles : la grossesse vient toutes nous chercher quelque part et bien souvent là où on ne l’attendait pas. Soyez douce et patiente avec vous et n’hésitez pas à prendre de l’aide quand le besoin se fait ressentir. Il n’y a aucune raison valable de rester isolée et perdue dans son coin. Des professionnels de la santé, de toute sorte, sont là pour nous aider dans nos transitions de vie et pour nous permettre de mieux les vivre. Osez pousser la porte, ce sont des périodes importantes et marquantes de nos vie de femme.
  2. Pour vous dire que le premier trimestre passe 😉 le second est souvent mieux ! le premier trimestre bouscule tant physiquement que émotionnellement. Mais ce n’est qu’un temps. Pour certaine, ça se fait sans encombre et c’est tant mieux. Pour d’autres, c’est plus dur et délicat. Parfois ça peut meme etre vraiment tres dur! Gardez confiance, les choses évoluent et heureusement que nous avons 9 mois en fin de compte pour se préparer à l’arrivée de cette révolution bébé.  
  3. Pour vous dire que nous ne sommes parfois, bien souvent en fait, pas seules à faire nos bébés. Ce sont des histoires de familles qui continuent de s’écrire et d’avancer.  Lâchons notre toute puissance et besoin de contrôle et concentrons-nous sur toutes ces choses qui augmentent notre niveau de bien-être dans l’instant présent. Mettons notre énergie et notre temps à nous connecter à ce qui est vraiment présent au fond de nous et à ce que nous voulons vivre.

Je vous souhaite à toutes une belle grossesse, que cette expérience vous transforme là où il faut et comme il faut. Qu’elle signe le début de cette vie qui avance ♥ et dans le meilleur des mondes qui vous ressemble 🙂

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